LXXVIII DISCUSSION
peu favorable à la guerre défensive , combattit les Russes trois fois plus nombreux. Elle fit contre eux une campagne qu'elle 4isputa vaillamment ^ qui fut honorable et malheiireuse. ]£lle était si dénuée des approvisionnements nécessaires , qu'après avoir gagné la bataille de ^ielinf^j il ne lui re9tait par pièce de canon que d^we coups à tirer.
Une hopteuse confédération s'était formée à Targoîvice , sous la protection et avec l'argent de la Russie, contre la constitution nouvelle. C'étaient des confidérés polon^i$ qui conduisaient les Russes à la çpnqaéte dé^itive de la Pologne. C'était leur roi , tant calomnié , qui défendait le pays de poste en poste.
Son armée , réduite à vingt-cinq mille hommes , forcée à se replier jusque sous les murs de Varsovie , ayant quatre- vingt mille Russes en tête , menacée de trente-six mille Prussiens en flanc , manquait d'armes , d'habits , de chevaux et de munitions. Le trésor ét^it entièrement vide.
]1 ne restait de ressource que les négociations. Il invoqna de te manière la plus touchante l'ancienne amitié de la clarine , et ne put obtenir i^n armistice , sf^uvfir cette armée dii massacre, et Varsovie du pillage , qu'en se dévouant lui-même jusqu'à la do^leur de signer l'actie de la oonfédépation de Tiwgiwice ^ el de céder aux chefs de cetfe confédération le pQU qui lui restait d'autorité. U jugea que le seul devoir qu'il eût eneùre était de diminuer l'effosion du sang , même aux d^ens de sa propre renommée.