DISCUSSION. LXXIX
Ce sont là les amers sacrifices. H s'immolait pour son peuple , et son peuple crut un moment qu'il lavait trahi.
Il voulait mourir. Il dit plusieurs fois : Plût à Dieu que je pusse mourir seul ! Il écrivit à Catherine qu'il abdiquait ; et le cabinet russe eqt la cruauté de le forcer à garder le titre de roi^ quoique prisonnier dans son château , jusqu'à ce que le partage fut consommé .
Du sein de sa captivité, il fiégociait encore avec quelques puissances étrangères et avec ses oppresseurs. Il parvint à faire révoquer, par la confédération de Targof4^ice^ Tordre qu'elle avait donné de livrer aux Russes Kaminiei , la seule place forte qu'ait la Pologne j et à faire parvenir au gouverneur l'injonction de se défendre avant que celle d'ouvrir ses portes fut arrivée.
Il offirit plusieurs fois sa démission en &veur d'un prince russe , à la seule condition que la Pologne ne serait pas davantage démembrée , qu'elle continuerait de subsister en coi^ps de nation et de former un état séparé , et sur-tout qu'on lui permettrait de se donner des lois , d'avoir une constitution régulière.
Toutesces propositions rejetées, il espéra ramener la Russie en lui cédant encore quelques provinces par letraitéde juillet 1 792. II fallut bientôt en faire autant avec la Prusse par celui de septembre de la même année. Ces cessions , acceptées par des traités qui semblaient devoir tout terminer et conserver le