‹ Œuvres posthumes de RulhièreChapitre 36 sur 70 · XCII DISCUSSION · texte numérisé non relu

XCII DISCUSSION

» donnai sur le bon succès cinquante docals ^ avec » une lettre pour le capitaine de cavalerie Lou- » kawfikiqui devait secourir Strawinski dans cette » commission. Le colonel Nowicki leur enseigna » les moyens d^avoir accès an château et à d'autres » palais dans la ville de Varsovie. »

L'entreprise fut mise à exéc^ution. Au mois de novembre 1 771, le roi, revenant un soir au château , fut assailli par trente conjurés » arraché de sa voiture, blessé à la tête, et eût sa pelisse percée de 'balles; un de ses houlans fut tué , il fut traîné hors de la ville. Deux vedettes russes ayant , pour un autre sujet, crié Successivement ^u/ i;iV^, les conjurés se dispersèrent ; il n'en resta que trois auprès du roi. L'un d'eux , tourmenté de remords, se débarrassa des deux autres, en les envoyant à la recherche de leurs compagnons^ et ^uva le prince. ^..

On a loué les portraits de Rolhière , et il iàut avouer qu'ils font de Teifet; mais trop souvent ils manquent de ressemblance. Quelquefois il saisit bien les traits, et il en ajocrte d'autres qui les font grimacer. C'est ce qu'on remarque dans le portrait de' Catherine; On ne conçoit pa& qu^une même personne ait pu avoir ensemble les grandes, les .belles, les aimables qualités qu'il lui accorde, et les vices odienx qu'il lui suppose.

On a loué justement le style de Rûlhière; il est pm^- et- harmonieux, mais l'harmonie n'en est pas aâ^êz variée. Il a du nonûibre , inais il n'interrompt

j>iscussioK. xcm

pas ce nombre par des phrases^conrtesèf fortement frappées* On peut le comparer à ces ea«ix dont le murmure excite une sensation agréable,- mais qui est toujours la même; il n'a jamais d'élan, d'impétuosité, de véhémence; en général, je le trouve idoid[>lement verbeux, .en ce qu'il met trop de mots dans ses phrases ^ et trop de phrase^ partout... .

Extrait du Discours de M. de VisU de Salés.

J'ai beaucoup connu Kulhière: je le voyais de temps en temps chez le cotiseiller d'état de Fourqueux et chez le baron de Breteuil. Un -service assez important que je lui rendis, à l'époque où il entra à TÂcadémie française , noas lia encore plus. n n'aimait ^ dit-on , personne , et sûrement je n'é^ tais pas excepté : mais la reconnaissance n'était point étrangère à son coetir ;'et , sous ce point de vue, il s'ouvrit devant -moi de tous ses petite secrets littéraires, les seuls dont sa méfiance pouvait me rendre dépositaire. Voici quelques anecdotes à cet égard, qui vous* mettront sur la -voie pour assigner un rang à V Anarchie dé laPàhgne. - *

Rulhière jôr'est eutréà TAfeadémie etf i^Sj, que» pour jfoïv' joli poëme des ZÎKs/ii/fe^,' que VoitaîreT avait adopté; et'surlâ^ reiibmmée de son opuscule de b Conjuration de Au^sie ^ livre d^xitae exécu-^ tton'achévée dans son petit genre, qu'il t>e lisaii qu'en manue^rit, et que M. l'abbé de Beausset,

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