XCIV DISCUSSION
ëvéqiie d*Alai$, le mémtqm à fait la Vie de Fë* nélûn , homme doué de la ploaëtoananté mémoire, retint, tout entière, à ce que me dit Rulhière , d'après utie aeule lecturéJ
Riilhière avait trop d'exil pour no pas sentiff qu'ua poëme de deux cents vers et mie eonjm'ailioii aussi peu Tolnmineti^ que celle de Sàint-Rëal, formaient un trop mince bagage pour arriver à la postérité. A peine fut -il de l'Académie, qu'il jeta le plan de. plaste^frs grands ouvrages (figofis ^ s'il avait eu le temps de les exécuter, de le mettre au premier rang de notre littérature. Il m'eài a la quelques fragments de choix-dans les premiers jours de 1791-
Ces ouvrages étaicfnt au nosEibre de trois-* luHiS'^ toire complète de la Pok^ne , depuis^ scfa (mgme jusqu'à s^i dâa^embrement ,. V Histoire de lûdïèlS de Ratisàoune , et les Annales de la JRé^utà>n française : ce dernier ouvrage lui avait été coAh mandé par le baron' de BreteoiL J'ai CfiI loagtemps, }e dois Tavouer 1 qu'aucun de ces trois ^anâs écrits n'avait existé eù^ eûlier ; l'inspection da ma* nuscrit àeV Anarchie no m'a détroïnpé q^ j)Usl«i'^ un certaki petot Rulhière moarat subitement; et dans la plus grande vigneurde son âge, le 3o janvier 17^1,. et tout itié porte à croifiç., que cette Anarclûe n'étaût qu'un fragnçient , révisé avise sdin, de sa ^9iaàt' Histoire de Polùgne. Le titsé 'mém^ de Touvrage me semble une rfaute <le goût : on Bée fait point l'histoitfe d'uae anarchie; le iBOot propre ,
DISCUSSION. TCÇ
et il n'autf*ait point échappé à la sagàcilé de l'anteor s^il y avait réfléchi un moment , aorait été Histoire du dknemhretnent dé la Pologne^ ....
Rnlhière n'a jamais eil qo'nne politique de cireons* tance$ : d^aillenrs , il n'était point téitioin oenlflire. Il vous a été démontré dans T^celknt Mënioire de M. Dnpbni , qa'il avait reçu et fait vaiiiir de fausses pièees y qaç d'autres avaient été dënatarées à notre cabinet des affaires étrangères; et s'il vôns Êillalt on appui dans une causé que tous nos boni esprits semblent avoir jugée v je me présenterais en qualité d'auxiliaire. Et moi aussi ^ )'ai connu l'évêqae dé Wilna, One dès meilleures têtes de !a Pologne. J'ai été dé plus très-'Hé avec le colonel de Saint-Leo, agent de cette république royale, qui s'était acquis un nom par ses comiaîssances politi^^ ques ^ avant d'aspi^ca* à la malheureuse célébrité de ion suicide. Je suis encore entottté de Polonais ré-^ fb^és..*. Mais , encore une fois , ftsa réfère au beau Mémoire lu à k dernière séance^ où l'auteâr a ac-* cumulé une foule de faits que j'ignorais , et a dit beaucoup mieux que je ne l'aurais fait moi- même, ceux dont mes imciennes relations poiitiques m'avaient fait dépositaire. ^ ' Cependamt )e%ne permettrai d'ajout«r une con>^ tidération au tableau tracé par M. Dupont «... CoiofP ment Ruihiàre /qui parlait à la postérité, a-^t-il gardé un silence perfide sur l'odieuse combinaison du premier démembrement de la Pologne ? Estrce ^c le cabinet de Pétersbourg était seul cpo-^