‹ Œuvres posthumes de RulhièreChapitre 47 sur 70 · DISCUSSION. CXXIX · texte numérisé non relu

DISCUSSION. CXXIX

jours omettre cette partie quelquefois mémorable de l'histoire d'un peuple? Le sujet de Ruihière permettait ou même exigeait des harangues , et forçait amsi Tauteur d'imiter de plus près les grands hîMoriens de Tantiquité. Prétendre qu'un écrivain doit se borner , en pareil cas, à des citations pure*ment textuelles, qu'en exprimant les pensées desr persc>nnages , et même en les traduisant dans une autre langue , il ne lui est jamais permis d'en embellir l'expression; que Thucydide, Salhiste et Tacite sont inîfidèles, iquand ils prêtent leur style et leur éloquence à Diodote , à Marins , à Galga* eus, c'est ravir à il'bistoire ses droits les plus légitimes , la dépouiller de ses charmes plus les naturels , et la rabaisser au rang des gazettes ou des chroniques.

Une étude approfondie du style de Ruihière donnerait lieu à bien d'autres considérations; mais on' avoue assez généralement que son ouvrage est bien écrit ; on en convient même à tel point , qu'en même temps l'on représente qu'il s'agit ici d'un prix d'histoire et non de littérature. Assurément , il. n'est pas. question du prix à décerner à un traité sur .l'art d'écrire, à un livre de critique , à un cours didactique de belles- lettres ; mais si Ton prerid le mot de littérature dans le sens étendu qu'il a quelquefois , je n'hésiterai point à dire qu'il s'agit de désigner un ouvrage qui puisse obtenir et conserver dans la. littérature française un rang trèsdistingué. L'histoire est un genre de composition I.* i

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