CL DISCUSSION
Les armées natkMaalesn^avaîfifeit, comme le reste, qa'un pea de parade extériettre.
Les deux grands généraux «de Pologne et de Liihuanie tiraient des deux grands trésoriers ee qu'ils pouvaient d'argeat , et le distribuaient à un certain nombre id'of&ciers £Eiverisés dans une multitude de prétendus régknents; Sis permettaient à d'autres d'en porter le titre et Vhabit. Ces^énéraux nommaient seuls les officiers , tant en pied qu'honoraires. Le roi n'avait d'autorité que sur sa garde. Les plus grandes ipuissances ne :donnaient pas tant de brevets , et ne anontcaient pas tant de difFérents uniformes. Mais oes if^Koiers si multipliés n'avaient presque point d'honnnes à eonunander; aucun cadre n'était rempli ; le :peu de soldats qu'on y pouvait compler^ mal armes, mal vêtus, sans paye, élatent forc^de vivre.à discrétion dans leurs cantonnements : on était obligé de les disperser au loin pouren diminuer le fardeau : rassembler rarement quelques iiatailloUs^iétait une grande affaire.
Il n'existait dans un pays immense que deux forteresses, Aomi/ii^i^ ttZawtosc: uneseuledesdeox^éf ait a la répvdilique; iheureusement que l'autre était la ^propriété d'un homme tbéfoïquement vertueux.
Point de chemins, point de ponts; nul commerce intérieur , tant que la neige et la g^lée ne Atppléaient ;pas à des routes , en 'oilrant la facilité At .passer les rivières et les ntiarais en traîneau.
Pas un établissement public de quelque util^é.
Tds avaient été les effi^ de ce que M. de Buy^ièri? appelle la paisible ançrchis^ sous laquelle il dît que la Polagnf avait vécu heureuse , et que
vojuUùentprolong&rMokramMfsHi^ \t&Putanvski^ les autres héros de son Epopée.
C^est de ce chaos informe, de cette £sdblesse, dé cette puUité qui s'étendaient à tout, que Stani^as- Auguste, nommé roi^ ni plus ni moiq^ régulièrement que ses prédécesseurs, voulait .retirer son .peuple et sa patrie. Il voulut racheter le vice de 3on élection , pas plus grand que qelui des ai^Aces élections des rois de Pologne , par des ^^vices réels. Au lieu de fuir comme le bon et irespectable Sta^ Xiislas Leczinski n'avait pu éviter di; le faire, ou de dormir commerles deux Augustes de Saxe^ il se dit : « J'ai de Tesprit, des talents , du .courage; Ria fi«* » gure est agréable et imposajpte; je parle et j'écris » bien ; fai des pensées raispi^qables , et ccjUe^ de » mon oncle le sont bea^cQup : fUaes états.ont douze » millions d'habitants, j'en fi^ai une puissance» » On y est misérable ; on y devi^cb*a b^uKenx; » On y est soumis au^ ^tiângers, et oa ne d'est » pas aux lois : je ferai respecter celles-ci; je renr » drat ma nation indépendante des autres. » Tout homme qui a de la force en présume. — O mes amis ! nous échouons quelquefois dans le simple projet de faire un bop livre^ très-souvent dans celm de faire une bonne tragédie ; et nous ne nous méprisons point, nous ne pii^ritons pas qa'oxt nous Blé-