DISCUSSION. CLIX
des imprudences, il s'ouvrait sur ses vues ultérieures à des Polonais , même ses ennemis , pour lescpiek il avait de Festime. Et quand ensuite ils ne le voyaient pas se joindre à eux , ils raccnsaient de duplicité , ils criaient a la perfidie. G*ëtait une peine de plus à dévorer. « I>ansleur impétuosité , » disait-il, « ces . » malheureux ne veulent pascomprendre qu'à cueil- » Kr le fruit vert oui perd la récolte. » Il regardait la nouvelle constitution , qui lui était si chère, comme trop hâtée au moins de deux ans. Mais l'exemple de la révolution française agitait les jeune» gens de sa noblesse , et pouvait s'étendre phis loin, n crut devoir céder à leur empressement pour qu'il ne passât point , ou ne tournât pas à mal. H espéra que la Frosse serait fidèle. Il se flatta qae l'impératrice de Russie ne voudrait pas renverser ee qu'elle avait élevé; qu'elle le laisserait faire, qu'elle ne t'at^ taquerait point INbns avons dé}à remafqiié que ce fut sa plus gr^oide erreur, et qu'elle n'était pas'hon-» teuse. Il risqua le tout pour le tout , mais en regrettant profondément que ce fut avant d'avoir porté ses finances et son armée au d^é de puissam:e qui loi paraissait nécessaire : l'événement prouva que ce regret n'était que trop bien fondé.
Son ambition n'était point du tout personnelle , et ne se bornait pas à sa vie. Il comptait sur Vhi^ ioire, qui pour la première fois commence à lui rendre justice : mais aus^ c'est dans le sanctuaire de cette honoraUé classe.