CLX DISCUSSION
Lorsqne , pour assarer sa constitution , il voulait luaiierson neveu avec laprîncesse de Saxe, c'était très* sérieusem^it qu'il songeait à leur céder la couronne.
Et quand depuis, tout étant perdu, il fut réduit à demander pour successeur uu prince russe , ce ne fut qu'à'là condition expresse que les deux états ne seraient pas réunis , que la nation polonaise subsisterait indépendante, qu'on lui laisserait sa nouvelle constitution, qu'elle compterait encore parmi les puissances, c'est-à-dire qu'elle serait mieux que dans le temjps où la Providence avait paru la lui confier.
Je ne puis douter de ses intentions et de leur enchaînement judicieux que sou caractère aimable et brillant ne laissait que rarement soupçonner. Il parlait avec plus de confiance à un étranger, sur la morale duquel il comptait, qu'à la plupart des Polonais même de son parti , dont le zèle trop ardent pouvait compromettre un succès qui devait être le fruit d'une multitude de lentes précautions.
J'ai passé plusieurs nuits à ses côtés , non pas occupé des délices de sa cour qu'ornaient tant de dames si belles, mais à des travaux que leur objet, leur perspective, l'amour éclairé du bien qu'il y portait, rendaient pleins de charmes.
J'ai été témoin de ses joies quand il croyait avoir assuré une bonne opération , de ses vives douleurs quand il voyait seâ espérances déçues.
Et depuis que j'ai eu quitté le. sçrvice de son pays, rappelé en France pour celui du mien, j'ai pu en-