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Qu'as-tu £Bdt pour cela^ Vizé? Ta m'as loué.
Dans les noms qne ton soin consacre à la mémoire Le mien méritoit peu de se voir publié ; Cependant^ quand je sus qu'il t'en devoit la gloire^ L'amour-propre parla ; tu fuB justifié.
Dans mes plus jeunes ans j'avois une maltresse A qui , pour soulager l'excès de ma tendresse, J'essayois d'arracher de certaines faveurs.
— Mais m'estimeriez-YOus après cette folblesse , Disoit-elle? — Oni^ Madame^ et je vous le promets. Qu'on caresse un rival ^ notre estime s*en blesse; Tout ce qu'on fait pour nous ne la détruit jamais. Qu'en avint-il? Gela ne fait rien à rafbire : Il sufiU qne mon conte est fort bien appliqué. Des âoges d'autmi j'étois censeur sévère; Cet arrêt par les miens vient d'être révoqué.
Dans le fond, j'avois tort. Ta conduite est très-sage : Prodigue à pleines mains ton encens chaque mois. L'auteur par la louange élève son courage , Gomme un brave coursier s*anime par la voix.
Tout le sel qu'a versé Juvénal en colère Ne vaut point à mon sens ce qu'il nous a coûté; Tel eût brillé sans lui, que sa critique austère A du métier des vers pour jamais dégoûté.
La louange à Tesprit et l'orme aux jeunes vignes Prêtent par leur appui semblable utilité.
Louons-en cent , Vizé , cent qui n'en sont pas dignes , Plutôt qu'en négliger un qui l'ait mérité.
Parsemons nos écrits d'éloges agréables.
Polissons notre style en cet illustre emploi ; Peut-être par degrés deviendrons-nous capables De louer les vertus de notre auguste roi.
ÉpITAES. 1^7
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