‹ Œuvres posthumes de Sénecé;Chapitre 15 sur 93 · Livre les temps obscurs à sa discrétion · texte numérisé non relu

Livre les temps obscurs à sa discrétion

Mais, sur tous les talents dont la troupe l'escorte ,

C'est par rapport à moi sa bonté qui l'emporte;

Il m'aime, et j'en suis sûr; je ne sais pas pourquoi.

Mais il m'aime, en un mot : sa conduite en fait foi.

C'est par lui qu'enfoncé dans ma retraite obscure.

J'ai reçu de vos vers le prévenant augure

Qui promet à mon nom sur le vôtre porté

De trouver quelque accès à l'immortalité.

Tel que ce roitelet qui s'éleva de terre

Sur l'aile de l'oiseau qui porte le tonnerre.

Que vous êtes heureux, Chasteuil et Saint-Quentin, Dont la riante trame est d'or et de satin !

D'une pareille ardeur votre âme est excitée ; Tous deux gens d'entreprise et tous deux à portée De vous communiquer vos projets vigoureux, Chasteuil et Saint-Quentin, que vous êtes heureux 1 Sur la mort, sur l'oubli, vos mains lancent la foudre; Du cercueil des héros vous nettoyez la poudre; De vos vieux Provençaux ranimant la valeur^

i36 Ëpitbbb.

Tons porte! JtuqD'anx cieox votre gloire et la lear. 'Dans rSmnlation Totre amitié B'angmente; Une fortune aisée et peut-être opulente Vous saiiTe de raSront Ëital aux beaux esprits D'aller aux cours des grands traâi;[uer du mépris. Kt de leur ignorance essuyant les caprices , - Uendier des relints et coatrader des yices.

Quel est le oœur si bas qui n'eût rambilitm ■. D'entrer dans cette noble et parfaite union?

Ainsi que la peinture aux couleurs éclatantes Uékmge le relief des teintes brunissantes, Et dans l'ombre et le jour alternant ses pinceatii. Forme dn clair-obscur ses plus rares morceaux. Vous pouvez, m'agrégeani à votre couple illustre, Par une obscurité relever votre lustre.

Un tiers peut-il vous plaire à ces conditions t De giéce, instruisez'iDoi de vos intentions ; Si de cette faveur ardemment désirée, Indigne qu'elle en est, ma muse est bonoiâe.

Jusqu'à tant que la mort m'ajoute à son butin , Ou in'ent«ndra cbanler Cbasteuil et Saiot-Queutin.

!pIT9ES. i37

AU R: p. (Paisseaud) * .

on oncle, vous êtes cruel bé me provoquer à la joute; Pourquoi m'appeler en duel , Quand vous s^vez ce qu'il m'en coûte?

Un coml)at pour moi, de tout temps, De disgrâces fut une source , Et je ne me bats qu'aux dépens Ou de mon sang ou de ma bourse.

Au temps de nos heureux succès J'auTois pu tenter quelque chose; Mais puisque Mars n'est plus f rançois , Trouvez bon que je me repose.

De grands exemples m'ont aj^pris, .

Si votre Gazette est fidèle, Que la vie est d'un si gr.md prix, Qu'on doit tout négliger pour elle.

Nos généraux jn'ont affermi Dans la salutaire manière :

Je fais pont d'or à l'ennemi Quand il veut passer la rivière.

Vous aurez beau me critiquer De laisser eniouiller ma lame;

X. Cette pi^ce ftit faite par Stf&ecé poar M. de La Dottze, en réponse anz vers qui ayoient été aâressés ii eelnl-ci par le Père Paisseaud, son onde.

x38 ËpitBBS.

Je n'oserois mâzne risquer De lutter avec une femme.

Cher oncle ^ vos défis mortels

Ne m'excitent point à la guerre^

Et je n'accepte de cartels

Que pour me battre à coups de verre.

Vous me direz qu'il est des cas Fayorisés par la coutume, Et que redit ne défend pas Que l'on se batte à coups de plume.

Il est vrai qu'en cette action

Ce n'est pas mon sang que je risque;

Mais c'est ma réputation

Qui l'emporte de quinze et bisque.

De mon honneur enseveli Sous les flots de votre Hippocrëne^ Limipar congressus Achilli Ne me consoleroit qu'à peine.

A triompher d'un écolier La victoire seroit petite; Le bel exploit qu'un cavalier En vers battu par un jésuite !

Dans un combat juste et loyal ^ Obscurcissez par votre gloire Un paladin de Port-Royal, Un grand collier de l'Oratoire.

Insultez si vous le pouvez

A ces fiers rivaux de votre ordre;

Attaqnez-leB si vona ares

Tant de démaugeaisou de mordre.

Quelque nouveau Pascal d'eutre eta Pouira, par «es piquantes veilles.

Vous apprendre que ciiieii li Se tait dteUrer les oreilles.

fio É^ITHÈS.

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