‹ Œuvres posthumes de Sénecé;Chapitre 39 sur 93 · PAK · texte numérisé non relu

PAK

Ne te souvient-il plus du temps où les bergers^ Pour entendre tes vers^ par des chaînes de roses - ' - Tarrêtèrent dans leurs vergeifs?

DBS Dieux. ia3

Ta chantois de si belles choses !

Ton esprit a-t-il fait naufrage dans le Tin?

N'entreprend-il pins rien de châtié, de juste? Ce siècle te fournit un sujet tout divin :

La grandeur de Louis ternit celle d'Auguste.

SILÂNB.

La langue des Latins, propre à déifier,

Etûit pour les auteurs d'une grande ressource ;

Mais au François changeant peut-on se confier ?

De l'immortalité foumira-t-il la source?

Est«il un nom fameux qu'on ose lui fier ? -

Noble sang des Valois, où seroit votre gloire?

Parleroit-on de vous encore en quelque part ,

Si pour éterniser votre illustre mémoire.

On n*avoit que les vers que vous offrit Ronsard ?

PAN

Non, non, donne l'essor à ta muse excitée; Ne crains plus ce péril qui suspendoit nos vœux. L'illustre Académie, en tous lieux respectée, A trouvé le secret, par ses travaux fameux, D'enchaîner pour jamais cet inconstaot Protée.

Latins, vous deviendrez muets,

Et les François sur vos ruines, Elevant un trophée aux fatigues divines

Des Fléchiers et des Bossuets,

Des Despréaux et des Racines

SILÈHK.

Je ne saurois vous éluder; Vous réveillez en moi le désir de la gloire* Déjà vous commencez à me persuader;

Mais pour achever, allons boire*

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