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m'aimes, Hélène (cptXsouaa itsp); mais déjà mon cœur m*excile à aller secourir les Troyens, qui regrettent beaucoup mon absence. » Certes, elle n'en admirera que plus le noble guerriej de la quitter ainsi pour retourner au combat, où son bras est nécessaire. Hector, de son côté, sait estimer réponse de son frère. C'est elle qu'il charge d' c exhorter » Paris, de l'envoyer se battre quand il s'attarde dans sa demeure. Depuis qu'elle a mis le pied dans la ville, jamais il n'a eu pour elle un mot de reproche, une parole acerbe. Bien loin de là : il s'est visiblement fait son protecteur; et si une voix s'élève contre celle qu'il a ainsi adoptée pour sa sœur, fût-ce la voix même d'Hécube, il l'arrête aussitôt,
< par des paroles pleines de bonlé^ par des discours affables ». Hélène et Hector sont dignes de se comprendre et de s'aimer. Il y a une sympathie touchante entre cette grande victime de la destinée et ce héros un peu mélancolique, condamné lui aussi par lé sort, agité parfois de funestes pressentiments qui répandent une ombre légère de tristesse sur son mâle visage. Aussi, quand est venu pour lui le jour fixé par la
< moïra » quand son corps inanimé vient d'être remis sur sa couche, et que les femmes qui l'ont le plus chéri s'approchent une à une pour se lamenter auprès de lui, après la mère, après l'épouse, nul n^esl étonné de voir s'avancer Hélène qui donnera, elle aussi, le signal du deuil : < Hector, ô toi qui de tous mes beaux-frères fut de beaucoup le plus cher à mon cœur; Hector, mon frère, puisque mon époux est Alexandre semblable aux dieux, qui m'a menée à Troie.
Âht qu'il eût mieux valu pour moi mourir auparavant!
L'âme affligée, je pleure, maintenant, et sur toi, et sur moimême. Car, dans la vaste Troie, nul n'a plus pour moi d'indulgence ni d'amitié. Mais tous frémissent devant moi^ » Voilà le lugubre dénouement de cette chaste et forte amitié,