‹ OEuvres posthumes: essais et poèsiesChapitre 136 sur 165 · Ép · texte numérisé non relu

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consul désigné, homme puissant et soutenu par de hautes amitiés. Pline le fit exclure du consulat et sut venger ainsi la mémoire de son ami Helvidius. Les habitants de la Béti'que lui remettent une seconde fois leur cause et sont vengés des. exactions de leur proconsul, Cœcilius Classicus. *La même année, Tacite et Pline font condamner ensemble Marins Priscus, proconsul d'Afrique, malgré les efforts d'un habile adversaire, Salvius Liberalis. On trouverait encore dans la correspondance de Pline la mention de quelques plaidoiries; la défense de Julius Bassus accusé de concussion ; celle de Rufus Varenus contre la province de Bithynie; celle d'Atta Yariola, où il < abandonnait les voiles à l'indignation, à la colère, à la douleur >, où il se < lançait en pleine mer au souffle de tous les vents > ; son chef-d'œuvre, < son discours pour Clésiphon >, comme il le laissait volontiers dire à ses amis ^

Pline avait toutes les qualités et tous les défauts nécessaires pour devenir bien vite l'orateur à la mode. Quand il devait plaider, la salle d'audience était parfois envahie de tous côtés : pour se rendre à sa place, il fallait qu'il passât à travers les juges. Lui-même nous raconte ' qu'un jeune homme de bonne famille eut sa tuuique déchirée dans la foule, et, vêtu seulement de sa toge, resta là sept heures durant sans se lasser de l'entendre. Il arriva souvent que les centumvirs se levèrent tous ensemble et l'applaudirent, en dépit des usages. Un jour, enfin, qu'il ne ménageait pas. ses forces et plaidait depuis longtemps avec une extrême véhémence, l'empereur se montra ine^uiet de sa santé et le fit inviter à prendre quelques instants de repos '. Savamment dispersés dans les lettres de Pline, ces témoignages sont aujourd'hui tout ce qui reste de tant d'œuvres disparues. Seul

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