‹ OEuvres posthumes: essais et poèsiesChapitre 151 sur 165 · Pan · texte numérisé non relu

Pan

moyen de vous placer au gouvernail de la République, je suis près de m'écrier que vous valiez ce prix *. » Pline tient à celte idée; il y insisle; il la retourne sous toutes ses faces. < Depuis longlemps vous méritiez d*être adopté, mais nous n'aurions pas su combien vous devait Tempire, si vous aviez été adopté plus tôt ^. » Ainsi tout conspire à la grandeur du nouveau César, et les désordres les plus graves ne sont là que pour augmenter sa gloire, c La discipline des camps a été corrompue afin que vous la fissiez renaître; un pernicieux exemple a été donné afin que vous pussiez y opposer un exemple admirable ^ » Tout est donc pour le mieux. Le prédécesseur de Trajan a laissé quelques réformes incomplètes : que Rome lui en sache gré. Il s'est montré < moins généreux peut-être qu'il ne convient à un excellent prince, mais tel que devait être un excellent père,... car il a transmis à la bienfaisance de son fils un ample exercice et une matière encore neuve ». D'ailleurs, le bon vieillard n'a pas eu grand*cliose à faire sur la terre. Il n'est venu que pour léguer l'empire au héros ; et puis « les dieux l'ont enlevé au ciel, afin qu'après cet acte divin et immortel il ne fît rien de mortel * ». L'éloge est un peu mince, comme il sied quand on parle à l'empereur vivant de l'empereur défunt. En revanche, Trajan est loué comme époux, comme ami, comme frère, loué des vertus qu'il a, et même des vertus qu'ont les autres ^. < Pères conscrits, finit par dire Pline un peu naïvement, je crois que vous avez remarqué que depuis longtemps je ne choisis plus ce que je rapporte ®. » D'éloge en éloge, le Panégyrique touche ainsi aux dernières limite >

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