UNE CONTROVERSE AVEC LA MORTCIÈRE
<r Qu'à la guerre , il n'y a pas de mission , si humble et <r si pénible qu'elle paraisse, qui ne doive être acceptée des <r deux mains et motiver, de la part de l'officier qui la reçoit, « les plus sincères efforts. »
Le coup d'assistance que m'avait donné mon mandat de directeur d'un convoi de baudets ne devait pas s'arrêter là. Il allait, avec le temps et avec les événements de la guerre, en produire un autre plus extraordinaire encore, dont l'effet absolument imprévu fut de m'élever à l'enviable situation d'auxiliaire et, bientôt après, de collaborateur en sous -ordre du gouverneur général de l'Algérie maréchal Bugeaud. Mais avant de faire connaître cette seconde évolution de ma destinée, qui fut la conséquence de la première, je veux consigner ici le souvenir d'une controverse qui s'éleva, entre mon général et moi, au sujet de notre guerre de razzias en Afrique et de la grande guerre en Europe, souvenir que nos désastres de 1870 ne m'ont que trop souvent rappelé.