L'EXPOSITION PERPÉTUELLE
L'empereur Napoléon, ayant eu le dessin de faire servir le Palais de l'Industrie à quelque fondation d'utilité publi-, que, qui témoignât de l'intérêt qu*il porte au bien-être des classes laborieuses, a chargé S. À. I. le prince Napoléon, président de la commission de l'Exposition universelle, de lui présenter une proposition pour cet objet.
De son côté, Son Altesse Impériale, désireuse de connaître l'avis des hommes qu'elle juge les plus capables par leurs études, leur expérience, leur connaissance des besoins et aspirations de la démocratie, de l'éclairer en cette circonstance, a bien voulu nous demander notre opinion.
(1) Écrit en 18S5, pendant TExposition universelle de Paris. — Voir le renvoi à ce document, page 239.
250 SOCIÉTÉ DE l'exposition perpétuelle
Après nous être consultés, et avoir mûrement réfléchi, tant sur Fobjet de la fondation demandée que sur TinitiattYC dont elle émane, nous avons cru qu'il ne pouvait en aucune façon convenir à des hommes qui, depuis plus de vingt ans, se sont dévoués à cette grande cause du travail et du prolétariat, qiii, à cette heure encore, souffrent pour elle, de la part de tous les partis «omme de celle du gouvernement, calomnie et refus de publicité, de se tenir à l'écart, dans une réserve qui serait regardée comme une marque d'impuissance et de mauvais vouloir , qui pourrait môme un jour leur être imputée à crime.
S'abstenir svee une ^uestâon qui p^t devenir décisive pour le salut de la Révolution, alors que les ennemis de la Révolution, ceux qui se connaissent et ceux qui ne se connaissent pas, sont d'accord pour l'étouffer, ce n'est plus à nos yeux de la dignité; ce serait plutôt de la désertion.
Quelque faible espérance que nous dussions avoir de faire agréer nos idées, nous avons donc résolu, sans préoccupation de doctrines ni de parti, et en nous renfermant dans les limites de la question posée, de feire connaître avec simplicité et franchise notre sentknent. Et de même que nous espérons démontrer les résultats immenses de notre projet pour l'aTenir de k désioeratîe oiivrière, nous n'en dissimalerons pas non pins les précieux avant ^^es pour le PooToir, ^udL fa'U soit,<im s'en fera l'initiateur. £n sorte que ^ ce projet était jugé digiae, par Son Altesse Impériale, d'être mis sobs les jeux de l*£mperear. Sa Majesté n'aurait pour l'écarter qa'crae exense: eelle ée servir mieux les intérêts populaires, en serrant mieux aussi les intérêts du gouvernement*