OBJET DR L INSTITUTION
Pour âé&eranner le ewncUre de rinstîtation qne PEmpereur danaode à r é âHsc r» et que lui-même ignore, nous nous pos^ODB la qoestioa suirante :
Quel est remploi le i4u8^ utile, pour le pays et pour l'État, qu'on poisse faire^ aprd» Peiposition qui a lieu ea ce moment, du Palais de riodnstrie ?
A quoi» poor peu qm'on meulHe y réfléchir, ta réponse n'est pas douteuse. Allant do particulier an général, suîvaut la mélliode qui régit foutes fcs ehoses d'utîUté publique, nous dirons :
Le Palais de rMroitrie aytnt été construit en vue de l'Expositioa de iSS5, il faut, cette cérémonie terminée, s'en efnparer pevr une exposition permanente.
En autres tenues, et peur donner plus de développement à. celte idée, il ffaul d'une exposition passagère,, sorte de jottte iadiBtrîelie, entreprise ao point de vue théâtral et stérile de la vanité des nations et de l'orgueil des fabricants, faire une Exposition permanente, au point de vue positif, réaliste et pratique de rechange des produits^ de leur circulation pleine et régulière, de leur consommation à juste priXy de la loyauté et de la facilité des transactions^ de Vaugmentation du travail et du salaire, de rémancipation de l'ouvrier, de Véquilibre des valeurs, de la police des mar^ chés, de la centralisation en même temps que de la liberté
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du commerce, du crédit industriel et agricole, du progrès de la richesse générale^ etc., etc.
Toutes choses qui impliquent un organisme, une administration, une puissance motrice, c'est-à-dire la formation d'une Société, agent et représentant de l'institution nouyelle.
Tel est, en termes généraux, l'emploi rationnel et utilitaire, hautement démocratique, que cherche pour le Palais de rindustrie Fempereur Napoléon; — et tel sera Vobjet de la Société à qui la concession en sera faite.
 cet égard, nous pouvons dire que nous ayons trouvé toutes les opinions d'accord ; fabricants, manufacturiers, en un mot producteurs; commissionnaires et entrepreneurs de transports; théoriciens et praticiens, utopistes et routiniers, toutes les professions, toutes le$ intelligences sont sur ce point unanimes, toutes les tendances y convergent : c'est pourquoi nous ne citerons point ici de noms ni d'autorités : le sens commun et l'évidence suffisent.
L'objet de la Société ainsi défini, une question non moins grave se pose, et d'une solution moins facile.
L'Empereur demande une institution d'utilité publique et populaire ; et voici que nous parlons de donner à cette institution, pour moteur, agent, organe, une Société de commerce, c'est-à-dire un être collectif sans doute, et anonyme, mais pourtant personnel* Gomment concilier ces deux choses que Ton a vues toujours et partout antagoniques? N'allons-nous pas tomber dans le défaut de toutes les fondations modernes, que f intention de l'Empereur est -^*écisément id d'éviter?