ACTE II, SCÈNE II
AGATHOPHILE.
Eh! pourquoi me forcer, cruelle, à cet aveu^^. .j,^) Que dis-je ? s'il est vrai que , plein du même feu,'j A mon triste destin votre cœur s'intéresse , Pourquoi , d'un tel obstacle effrayant ma tendresse , Vous-même du bonheur me fermer le chemin ? Ne pouvons-nous pas ?. . .
DIOCHARIS.
Non. Ton espoir compte en vain Sur cet indigne amour que nourrit ma faiblesse ; Cet amour a ses droits, et tout refus le blesse. Va , ne me parle plus de bonheur ni d'hymen ^ Sur les débris du trône on recevra ma main 5 Tel est l'arrêt fatal , immuable , suprême
(D'un ton décidé. )
Qu'a prononcé mon père... et j'y souscris moi-même.
AGATHOPHILE.
Si c'était cette main qui dût le renverser, A l'espoir d'être à vous il faudrait renoncer^ Mais si sur un ami la céleste indulgence , ^
Aux conseils d'un ami donne quelque influence , 7 Peut-être Périandre. . .
DIOCHARIS.
Il se montre en eflet
378 PÈRIANDRE,
Bien jaloux de remplir ce généreux souhait, Quand sur le front d'un fils il veut , en ce jour menue, Deux fois usurpateur, placer le diadêiftc.^!;^ «' «i '^
AGATHOPHILE. "* A:
Il peut changer , madame , un dessein si fatal 5 "'^'- Un bien inespéré peut naître d'un grand ma!. '^'^'
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Si du trône lui-même il consent à descendre","' D'un aussi rare effort nous pouvons tout attendre.
, . DIOCHARIS.
J'attends tout du sénat qu'il ose méjsrîser, Tout du peuple qu'il brave, et qui saura briser Ce sceptre qu'à son fils croit léguer Pénandre.., Peut-être à son ami c'est trop en faire entendre-.. Je me tairais , ingrat, si tu n'étais aimé 5 Ce transport indiscret , ce courroux enflammé y. ^. Tout prouve... Je frémis du coup qui te menace; L'abîme est sous tes pas , ouvre les yeux, de grâce....
AGATHOPHILE.
De ce tendre intérêt que mon cœur est charmé I Mais le vôtre pour moi sans cause est alarmé \ Le péril...
DIOCUARIS.
Le péril presse.