‹ Œuvres, précédées d'une noticeChapitre 72 sur 114 · ACTE II, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE II

AGATHOPHILE. î

Aucun signe encore... »;^

Përiandre est aimé dans Corinthe... >^

DIOCHARIS. 1

On l'abhorre. -^

AGATHOPHILE. V

Mais le peuple est tranquille.

DIOCHARIS.

Il est près d'ëclater*^

AGATHOPHILE. 'M

Vous le souhaitez trop pour pouvoir en douter. Mais moi... sHi^

DIOCHARIS. '^i

Le temps est cher •, l'horreur d'avoir un maître Me fait d'un vain espoir saisir l'appât peut-être : ' Peut-être à s'alarmer l'amour industrieux M'exagère un péril qu'il déguise à tes yeux , Blâme mon espérance, ou condamne ma crainte 5 - Mais si tu m'aimes , fuis, fuis à l'instant Corinthe!

AGATHOPHILE.

Moi , fuir ! ô ciel ! moi ! . . .

DIOCHARIS.

Vous. Je ne demande plus Qu'oubliant les bienfaits que vous avez reçus ,

56o PÉRIANDRE,

Pour affranchir du joug une ville étrangère ,

Vous rompiez une chaîne à votre cœur plus chère 5

Que ce bras , j'y consens , reste oisif en ce jour,

Et contre l'amitié ne serve point l'amour;

Mais si Diocharis, à vos lois asservie ,

A , vivant pour vous seul , des droits sur votre vie ,

Sauvez du moins des jours qui lui sont précieux ^ .

Avant que la tempête éclate dans ces lieux,

Sortez de ce palais , qu'on peut réduire en cendre \

Ne le trahissez pas, mais fuyez Périandre.

AGATHOPHILE. T^î SfiriA*'

Quel conseil ! ... et c'est vous qui me l'osez donner ! N'est-ce point le trahir que de l'abandonner ? J'espère que les dieux écarteront l'orage -, Mais s'il éclate ici , croyez que mon couragCiJiiîioM

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