ACTE IV, SCÊJ»IE III. 4i
A vos sages regards ont ^erdu tout leur prix j Si vous ne les gardiez , enfin , que pour un fils...
Je t'entends ; mais....
AGATHOPHItE^ yiy«n«nt.
Seigneur, c'est l'instant de la gloire^^, .^j^^ Il est beau d'abdiquer après une victoire. Par les dieux , du parjure implacables vengeurs , Par vos nombreux revers , par les soucis rongeurs , Compagnons et bourreaux du pouvoir arbitraire j Dirai-je par les droits d'une amitié sincère , Qui dans votre infortune apprit à vous chérir , Qui , même en vous blâmant , s'obstine à vous servir, Qui d'un cruel soupçon a souffert l'injustice , Qui vous a fait peut-être un plus grand sacrifice....
Va , je les connais tous : dans ce même moment Je sais apprécier le noble dévoûment Qui te fait oublier un intérêt bien tendre , Pour essuyer les pleurs du triste Périandre. De moi seul occupé , ton cœur ne songe pas Que ton amante aux fers n'attend que le trépas. C'est à moi d'y songer ; ton amitié fidèle Va recevoir enfin le seul prix digne d'elle.
4i6 PÉRIANDRE,