CHAPITRE XII
Comment le roy anglois avoit la chose à son choix , pour à son plus grand désir parvenir.
Or véoit cestuy roy son beau temps desvuidier, et vit le vent d'autruy infortune qui le sien tressifïloit en proue de désir; vit l'un estre mort que jjIus il craindoit, le second estre en pourchas vers luy; qui ne luy estoit pas propre, le tiers en constrainte destresse de se joindre à luy par cremeur ; et tint l'une partie en suspens pour attraire l'autre, et l'autre en menasse d'alliance contraire pour plus la faire haster vers luy. Bien monstroit icy l'agiiité de son sens; ''j et bel avoit venir à ses fins , quand pressé de l'un et de l'autre, au plus profitable des deux pour luy et le plus expédient, donna le feu d'y tost entendre par constrainte; ou peut estre aussi que avec cautelle se mesloit orgueil pour en prendre l'honneur devers luy, causé pour avoir beaucoup fait pour celuy qu'il auroit reçu son allyé contre l'autre. Et par ceste forme, luy estrangier conquérant, comment que la chose allast, tiendroit en soubté mesmes
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les natifs et liaux princes du pays, comme de fait le ouidoit, et le monstra bien cy-après.