‹ Œuvres. Publiées (volume 2)Chapitre 101 sur 139 · CHAPITRE XXXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXI

La guerse, selon les cas, fortifie ou affaiblit les Monarchies.

En général, la guerre extérieure fortifie les monarchies, elle aguerrit les troupes , les accoutume à la discipline , et les attache au prince, surtout s'il les commande. La nation entière se remplit d'idées de gloire militaire, et s'associe à la fortune de son roi ; toute énergie, tout ferment de troubles se portent au-dehors; de grands dangers publics autorisent le prince à exiger de grands secours, et à s'investir d'une grande

auloi'iié. D'autre part, le prince éprouvant des l)esoins extraordinaires, il faut qu'il force la mesure des subsides; si le peuple a conservé le droit de les accorder, il peut s'en prévaloir, et s'ils sont établis sans son consentement , il peut en murmurer. Les forces militaires, occupées au loin, peuvent quelquefois encourager les mécontentemens intérieurs.

Tout cela établit des distinctions dans l'application du principe.

Les guerres favorables à l'autorité monarchique sont principalement : l'' les guerres nationales, c'est-à-dire d'un intérêt public et bien reconnu.

Ces guerres, lors même qu'elles sont malheureuses, n'affaiblissent point l'autorité, à moins qu'on ne lui impute incapacité ou perfidie.

2° Les guerres heureuses.

3° Les guerres que fait un gouvernement dont la base est plus militaire que financière.

On doit dire l'opposé des guerres contraires à l'intérêt ou à l'opinion publique , des guerres malheureuses, des guerres qui, soit par leur nature, soit par la constitution du gouvernement, se font plus avec l'argent qu'avec les hommes, telles que les guerres de mer, les guerres de subsides, etc.

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