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genus suadet ; sed civile, sed nobile, sed temperatum, hoc est, parabilem cuique modum vivendi, qui tamen solidam attingat perfectionem^ atque sanctitatem. Virtus^ si cujus coloribus repraesentare posses, aiebat quispiam, futurum ut omnes in sui amorem potenter aliiceret, attraheretque. Id, meo quidem judicio, est assecutus Salesius ; usque adeo ejus pulchritudinem, majestatem, decorem, venustatem suaviter ad vivum exprimit, atque ad oculos ponit. Et quod aeque laudem ac venerationem ipsi, nobis vero legentibus affectum conciliât, ac propensionem. Salvatorem Prototypum secutus, cœpit ipse primum facere, postea docere: ut ejus vitam légère videantar, qui ejusconsilia rimantur, faciliusque ejus proecepta sequantur ii, quibus se antea posuit in exemplum. Nobili ac locuplete natus e famililia, nobilium ritu in pietate ac litteris eruditus est. In Principum, Regumque Aulis, in domibus Privatorum, in cœtibus amicorum, in negotiis, in Pietatis exercitamentis, omnibusque laboribus qui Episcopum docent, ita honeste sancteque vidimus eum nostro œvo resplenduisse, ut socordiam nostram erubescere cogamur, ac mérite damnatam censeamus quicumque consuetudines hominum, negotia, aut nobilitatis conditionem causamur, quominus vitam in pietate ac sanctitate transigere valeamus. Quod dixi de Philothea, de aureo libro divini amoris, ac de omnibus et singulis tanti viri monumentis dicturn velim. Quas dum diurna, nocturnaque manu revolvo, omittere nequeo, quin dicta ejus prœcipua, ac quasi principia ejus doctrinas decerpam ac seponam, quae mecum postea otiosus subinde ruminem ac rursus deglutiam , ut in succum, ac sanguinem transferam, quantum pos-
DU SAINT FRANÇOIS DE SA LES >■'
rien d'insociable, rien de bizarre; il est plein d'urbanité, de noblesse, de modération, et par là même il s'adapte à toutes les conditions ; et cependant c'est à la solide perfection, à la sainteté même qu'il peut mener. On a dit que si la vertu pouvait trouver un peintre qui la représentât au vif, tous se sentiraient irrésistiblement attirés à l'aimer. Selon moi, ce peintre, nous l'avons : c'est François de Sales; car avec quelle vérité et quel charme saisissants n'a-t-il pas rendu et exprimé la majestueuse beauté et les nobles grâces de la vertu ! Ce qui ajoute à sa gloire et à notre vénération pour lui, ce qui lui concilie l'esprit et le cœur de ses lecteurs, c'est qu'à l'exemple du Sauveur, il a commencé par faire avant de dire. On croit lire sa vie quand on étudie ses conseils, et l'on sent plus de facilité à suivre ses avis quand d'abord on a eu ses exemples devant les yeux. Noble et riche, sa famille lui avait donné l'éducation religieuse et l'instruction littéraire qui convenaient à son rang. Nous le voyons à la cour des princes et des rois, dans la demeure des particuliers, au milieu de ses amis, dans les affaires, dans les exercices de la piété, dans toutes les occupations d'un véritable évéque ; partout il apparaît par sa vertu, sa sainteté, comme la lumière de notre siècle ; il nous force à rougir de notre lâcheté, il nous force à la condamner, nous qui prétendons trouver dans les mœurs sociales, les affaires ou les usages du grand monde, d'insurmontables obstacles à une vie pieuse et sainte. Tout cela, j'entends le dire également du magnifique traité de l'Amour de Dieu et de toutes les œuvres de ce grand homme. Jour et nuit, ma main les feuillette, et je ne puis m'empêcher de recueillir et