‹ Œuvres. Publiées (volume 4)Chapitre 120 sur 183 · FREDERIC · texte numérisé non relu

FREDERIC

Sur ce vers du roi de Prusse (Fré(l«'ric II), dans une lettre du t. 66,

Il terrassa l'erreur et la religion.

Ce vers du roi de Prusse parait exiger quelque

(i) Voltaire, tomeXLlI,p. 146.

(2) Voltaire, tomcLXX, p. 534.

inlerprétation : le deinier mot est trop vague, et pourrait laisser croire que Voltaire a voulu détruire toute religion. Il est très-avéré pourtant que nul homme n'a plus constamment pratiqué et prêché la religion des premiers patriarches, celle que les hommes les plus éclairés de tous les temps et de tous les pays ont emhrassée , l'adoration d'un Etre suprême, en un mot, la religion, ou, si l'on veut, la loi naturelle. Il a toujours comhattu les athées; et son génie même, sa vaste intelligence, seront, pour tous les esprits raisonnahles, une des meilleures preuves de l'existence du génie universel, de l'intelligence infinie qui préside à la nature, et qu'il serait absurde de vouloir comprendre ou définir. Voltaire, lui seul, a peut-être ramené à Dieu plus d'adorateurs que tous les moralistes et tous les prédicateurs ensemble. Le roi de Prusse avait les mêmes sentiments, et l'on entend bien ce qu'il a voulu dire, mais sa pensée eût été plus exactement rendue de cette manière :

Il terrassa l'erreur, la superstition.

GEINRi:.

Sur le genre des noms de lettres (i).

Rien de plus incertain encore que le oenrr des noms de lettres. Pourquoi ces noms ne seraient-ils pas tous du même genre? Pourquoi un usage bizarre

(i) Voltaire, tome LXX , p. 513,11° i8.

fait-il Vu niasculin et IV féminin ? et remarquons que cet usa'^e n'est lien moins qu'uniforme. H y a beaucoup de variation sur ce point dans les auteurs; et M. de Voltaire lui-même, dans ses Commentaires sur Corneille, a écrit un s, cet s, et une s, cette s.

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