AFFAIRE
Sur celle manière de yarlcr : j'ai alfaiic ou à faire h <iiielqiiun (2).
Doit-on dire j'ai affaire à quelqu'un ou \?i\à faire à quelqu'un? Voilà encore une de ces incertitudes (|ue les livres classiques ne lèvent point compléte-
(1) Vollain;, tome XXIX, |). 3ri.
(2) Voltaire, tome LXX, j). /|/,7.
SUll VOLTAIRE. 3-27
meut, et que les exemples ne font ([n'augmenter. M. D'Alembert écrivait : affaire; et M. de Voltaire : à faire. Cette deinière façon paraît préférable, en ce qu'elle peut également s'employer par rapport aux lieux et par rapport aux personnes. Faire, est une de ces expressions vagues et générales comme le mot chose, qu'on substitue à des mots plus précis, comme : j'ai à plaider à Rouen , j'ai à parler à Simon. On pourrait dire aussi, j'ai affaire à Rouen , par syncope, en sous-entendant une; mais on ne peut pas dire dans ce sens : j'ai une affaire a Simon.