SUR CE QUI RESTE A FAIRE
LLES DANS INE SOCIÉTÉ û'aMIS DE LA PAIX.
Les hommes éclairés attendaient de rassemblée nationale :
1° Le rétablissement des citoyens dans les droits naturels et imprescriptibles , qui partout appartiennent à fous les hommes, et sont une suite nécessaire de leur existence.
2° L'établissement d'une constitution où ces droits fussent respectés, et dont l'heureuse combinaison fit espérer des lois conformes à la justice, et un ordre constamment pnisible.
3° La réforme d'une administration des finances injuste par l'inégalité de la répartition, tyrannique par la forme de la perception , ruineuse par les frais qu'elle entraînait.
4" La consnlidaliiin de la dcitc puliliqiic, opéra-
tion nécessaire pour riionncur et la prospérilé de la nation, el les moyens d'actjuitter les engagements, et d'en diminuer le poids , sans augmenter la charge imposée sur les citoyens pauvres.
5° La réforme de la jurisprudence criminelle , et celle des vices les plus grossiers de la jurisprudence civile.
6° Enfui, la réforme d'une foule d'abus qui surcliargeaienl l'État de dépenses inutiles , nuisaient à la liberté, à l'égalité des citoyens, à la prospérité publique, aux progrès de l'industrie et de la culture.
Au moment oîi l'assemblée nationale a été ouverte, il ne paraissait pas difficile de garantir aux citoyens, par la constitution, leur sûreté, leur liberté personnelle, leurs propriétés. L'intérêt de tous était trop évidemment le même, pour avoir à craindre de grands obstacles. Il n'en était pas ainsi de l'égalité politique , de l'égalité par rapport aux lois.
Deux corporations riches et puissantes s'opposaient à cette égalité. Les prérogatives qu'elles réclamaient étaient un obstacle, non moins grand, à l'établissement d'une bonne constitution. Elles s'opposaient encore à la réforme d'une grande partie des abus qui, en général, n'ont aucune existence durable, qu'autant qu'ils sont utiles aux premières classes de la société.
Le concert de l'assemblée avec le pouvoir exécutif eût triomphé de ces obstacles : mais ce concert était difficile, parce (|ue le pouvoir exécutif avait aussi à défendre le pouvoir législatif, qu'il exerçait seul,