‹ Œuvres. publiées par les soins de Son Excellence, le Ministre de l'instruction publique et des cultesChapitre 152 sur 347 · LES FOSSES D'AISANCES · texte numérisé non relu

LES FOSSES D'AISANCES

Du à juillet 1778.

MM. de Miily, Lavoisier et Fougeroux font le rapport d'un mémoire de Parmentier, Cadet et de Bory, sur les fosses d'aisances et sur l'air qui s'en dégage. Ce rapport, très-étendu, se trouve inscrit au registre de l'Académie. Le mémoire est jugé digne des éloges et des encouragements de la compagnie.

Ce rapport rend compte, non-seulement des travaux des auteurs, mais encore des expériences auxquelles il a donné lieu, concernant la désinfection des fosses pour la vidange.

Le mémoire des auteurs, après des généralités sur les dangers que présente la vidange des fosses d'aisances, entre dans des détails sur les maladies auxquelles sont exposés les ouvriers qui en sont chargés, maladies parmi lesquelles il faut citer particulièrement la mitte et le plomb; les auteurs font ressortir la nécessité de faire respirer d'abord l'air libre et pur à ceux qui en sont atteints; ils recommandent ensuite de faire respirer les vapeurs de l'alcali volatil et du vinaigre. Ce dernier moyen a été aussi employé avec succès par les commissaires chargés de ce rapport; ils le recommandent particulièrement.

C'est par des temps chauds que les accidents sont les plus fréquents, la fermentation des matières étant plus active.

Les auteurs exposent ensuite les moyens à employer pour purifier l'air des fosses avant la vidange; ces moyens sont principalement le feu et la ventilation.

lu.

Le rapport insiste, en terminant, sur la nécessité d'organiser un bon service de vidange et d'empêcher que les eaux de la Seine, qui servent de boisson aux Parisiens, ne soient souillées par les produits des fosses d'aisances.

Du 17 mars 1779.

Les mêmes rapporteurs font un peu plus tard le rapport d'un mémoire du sieur Besset, sur l'enlèvement journalier de récipients, qu'il propose de substituer aux fosses d'aisances.

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