RAPPORT SUR LA FABRICATION DES (;LA(:ES
fait cette opération, et qu'on étend la matière en fusion en faisant passer dessus un cylindre de cuivre.
Après avoir coulé les glaces, il est nécessaire de les recuire, et c'est l'objet que traite M. Allut, dans le chapitre xvi.
Lorsque les glaces ont été tirées de la carquaise et qu'elles y ont subi l'opération du recuit, leur surface est inégale et raboteuse, et elles sont à peine transparentes. Il est nécessaire alors de les polir, et c'est encore un art nouveau que M. Allut décrit dans le xvn'^ chapitre. La première opération est de les équarrir, ensuite on leur donne un premier poli avec du sablon : c'est ce qu'on nomme débrutir. On substitue ensuite l'émeri au sable. On emploie successivement trois sortes d'émeri, qui diffèrent par leur degré de finesse. Les glaces passées à l'émeri ne sont encore qu'adoucies, il faut les polir, ce qu'on opère avec la potée d'étain.
La dernière préparation que reçoivent les glaces est l'étamage. Cette opération consiste à sécher parfaitement, à bien dégraisser la surface de la glace, à y appliquer une couche très- mince d'un amalgame d'étain et de mercure. Cette partie de l'art est décrite par M. Allut dans le xvni^ chapitre.
Enfin le xix'' chapitre traite de l'administration intérieure d'une manufacture de glaces, de la tenue des registres, etc.
Cet art nous a paru décrit avec clarté et fait avec soin.
ààS MÉMOIRES DE LAVOISIER.
RAPPORT