‹ Œuvres. publiées par les soins de Son Excellence, le Ministre de l'instruction publique et des cultesChapitre 295 sur 347 · IV. 8a · texte numérisé non relu

IV. 8a

confié à des hommes qui onl profondément réfléchi sur la manière dont les idées se forment, dont elles s'enchament et, en général, sur la logique des sciences et de l'esprit humain. Nul homme existant ne réunit les connaissances nécessaires pour exécuter ce grand ouvrage; il ne peut être achevé que par une réunion de ce qu'il y a de plus habile et de plus profond. On ne pense pas que cette commission doive excéder dix ou douze personnes. Si Rousseau, Condillac, Diderot, Dalembert, Helvetius existaient, ils devraient en être membres; il faudrait surtout y joindre des savants instruits dans tous les genres de connaissances, et auxquels la pratique des arts ne fût pas étrangère. La Convention peut trouver de grandes ressources dans les Sociétés savantes. Si une semblable société eût été établie dès les premiers temps de la révolution , si on lui eût donné une pleine confiance , l'éducation publique serait maintenant en pleine activité. Malheureusement la Convention a laissé échapper l'instant favorable; elle a fait fausse route, et il est difficile qu'elle puisse décréter, même à l'égard des écoles primaires, autre chose que des bans avant l'instant qui paraît être marqué pour sa séparation.

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