‹ Œuvres. publiées par les soins de Son Excellence, le Ministre de l'instruction publique et des cultesChapitre 47 sur 347 · LES HUILES PAR EXPRESSION · texte numérisé non relu

LES HUILES PAR EXPRESSION

Du 16 décembre 1772.

L'Académie nous a chargés, M. Bourdelin, M. Macquer et moi, de iui rendre compte d'un mémoire de M. de Machy sur les huiles par expression.

L'auteur fait d'abord voir que toutes les huiles par expression contiennent une quantité considérable de corps muqueux ou mucilagineux, très-légèrement combiné dans la plupart, qui s'en sépare souvent de lui-même par le dépôt, qui forme, dans quelques-unes, jusqu'au quart de leur poids.

Ce qu'il y a de singulier, et dont la première observation nous paraît appartenir à M. de Machy, c'est que la plupart des baumes, celui de Canada, celui de copahu, même l'huile de térébenthine, contiennent une portion de cette même substance; mais la quantité en est peu considérable. M. de Machy donne à entendre que c'est à la grande abondance de cette substance dans les huiles exprimées, que tient une de leurs différences principales avec les huiles essentielles.

M. de Machy passe ensuite à l'examen de la nature de cette substance muqueuse. Il observe qu'elle n'est soluble ni dans l'esp rit-de-vin, ni dans l'eau, et qu'elle ne se combine même qu'avec peine avec les huiles, à moins que l'union ne soit aidée par la chaleur. Cette circonstance explique, d'une façon très-satisfaisante, pourquoi les huiles

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