‹ Œuvres. publiées par les soins de Son Excellence, le Ministre de l'instruction publique et des cultesChapitre 74 sur 347 · L'ANALYSE DE LA ZÉOLITHE · texte numérisé non relu

L'ANALYSE DE LA ZÉOLITHE

. A Mai 177/1.

Nous avons été chargés par l'Académie , M. de Montigny et moi , de lui rendre compte d'un mémoire de M. Bucquet, docteur en médecine de la Faculté de Paris, ayant pour titre Analyse de la zéolithe.

M. Bucquet, après avoir donné les caractères extérieurs de la zéolithe et après avoir rapporté ce qu'en ont dit MM. Cronstedt et Von Linné, passe aux résultats qu'elle lui a donnés par son analyse.

Cette substance, exposée seule au feu, s'y fond en un verre dur, opaque, laiteux, quelquefois spongieux, qui fait feu avec le briquet et qui ne conserve rien de phosphorique. Distillée seule à la cornue, il passe dans le récipient un peu de flegme; la substance qui reste ensuite dans la cornue a perdu son brillant sans avoir perdu sa forme. Elle se réduit facilement en poussière; elle se trouve diminuée des trois sixièmes de son poids, et cette quantité est à peu près égale au poids de l'eau qui a passé dans le récipient.

La zéolithe, traitée dans un creuset avec un flux réductif , se fond en un verre verdâtre, mais il ne s'en sépare aucun culot, ni rien qui indique qu'elle contienne aucune substance métallique.

De cette analyse par la voie sèche, M. Bucquet passe à celle par la voie humide. Il fait voir d'abord que la zéolithe est absolument insoluble dans l'eau, qu'elle est, au contraire, attaquable par les trois acides minéraux.

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