CHAPITRE II
De ce que le concile de Constance a fait pour l'extirpation des hérésies et des abus de l'Église.
Les abus Lcs gucrrcs ne sont pas les seuls maux que de-
étaient devenus . i • i T rr ' 1 1
des droits valent produire les diiierens entre le «acerdoce et l'empire : il devait encore en naître des hérésies. Les papes jouissaient presque sans contestation des droits qu'ils s'étaient faits. L'usage était un titre suffisant pour eux. Dans des temps où l'ignorance ne permettait pas de remonter aux premiers siècles de l'église, on jugeait du droit par les abus mêmes dont on voyait des exemples;
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et communément on avait pour toute règle : Cela s* est fait y donc cela se peut faire encore.
Les papes auraient du user avec ménagement de ^ ''■ •• %*'leur puissance; puisque les fondcmens en étaient 3!"!!r„*i;Jliî si peu solides. Ils devaient craindre de forcer enfin p'"p'" "' ••
• ci«rge rocmc.
les hommes à chercher des lumières. Comment ont-ils pu penser qu'ils pourraient toujours aller impunément d'usurpation en usurpation? Était-il difficile de prévoir que l'avarice au moins leur opposerait des obstacles? Cependant vous avez vu quelles ont été les entreprises de Boniface VIII contre Philippe le Bel , et de Jean XXII contre Louis de Bavière. 11 fallut résister alors : il fallut par conséquent s'instruire ; et on tenta de marquer des limites entre les deux puissances.
Les papes ne se contentèrent pas d'avoir forcé les princes à défendre des droits qui avaient été si souvent abandonnés au saint-siége : ils aliénèrent encore le clergé, parce que depuis Clément *V les exactions devinrent toujours plus onéreuses ; et ils scandalisèrent, par un trafic honteux des choses les plus saintes , ceux à qui il restait quelques idées saines. Il devait donc arriver un temps où le pape serait seul contre tous.
Mais on n'était pas assez éclairé pour méditer iourco«i«ides questions aussi difficiles, enveloppées des té- ^l,',*;'"*,,''*,"**' nèbrei de tant de siècles, et obscurcies encore Croïmi."*"* par des passions d'autant plus aveugles, qu'elles étaient mues par un plus grand intérêt. On |>assa
donc d'une extrémité à l'autre : pour combattre la puissance usurpée des papes, on contesta l'autorité qui leur appartient légitimement, et, tombant d'erreur en erreur, on attaqua le dogme, parce que les papes le défendaient.
Erreurs de Marsllc de Padouc et Jean de Gand , écrivant
Marsile de Pa-
deG'andl*'^''^" pour défcudrc les droits de Louis de Bavière, nièrent la primauté du pape, soutinrent que tous les évéques sont égaux, ont la même autorité, et avancèrent qu'il appartient à l'empereur de corriger, et de destituer les papes, et degouverner l'Église pendant la vacance du saint-siége. Jean XXII condamna cette doctrine, qui détruit la hiérarchie ecclésiastique, et qui transporte à l'empereur les prérogatives du sacerdoce. Mais il condamna encore cette proposition : ni le pape , ni V Église ne peut punir de peines coaclives^ si T empereur ne lui en donne la permission. Cependant il est certain que les peines coactives n'appartiennent qu'à la puissance temporelle, et que Jésus-Christ ne les a pas données à l'Église.
Les papes don- P^^^ ^^ coutcstalt Ics prétcutious des papes, uSns*''pour plus ils faisaient d'efforts pour les établir; et à cet
défendre leurs , *
l!!;?!"l!"?ubîir ^"^*^ ^^ donnaient continuellement de nouvelles constitutions. Clément Y, par exemple , avait pubUé un gros recueil de celles qu'il avait faites : cependant au moment de sa mort, il ordonna de les supprimer, parce qu'il les jugea trop contraires à la simplicité apostolique. Mais ce fut une raison
pour en
de nouvelles.
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|)our son successeur Jean XXII , de les conserver, c«ir elles Tautorisaient dans toutes ses exactions. Il ordonna donc par une bulle de les enseigner dans toutes les écoles. Il en fit lui-même qu'il disait utiles et salutaires , a cagion delV utilita grande y che recavano alla sua corte^ dit Giannonne; et, parce qu'il les ajoutait sans ordre aux Clémentines , on les nomma Extravagantes, Ces sortes de décrétales se multiplièrent encore dans la suite : elles portaient sur les principes de Gratien , et tendaient à consacrer des abus.
Toutes ces démarches des papes étaient bien Maïs pia» m
*• ' faisaient d'ef-
imprudentes, dans un temps où les souverains [".v-Ui,^'"' % portaient impatiemment le despotisme de la cour pr™i>niion»"" de Rome, où les peuples se soulevaient contre les richesses et le luxe du clergé, où le clergé luimême était las de se voir continuellement dépouiller pan les papes , et où des hommes commençaient à raisonner sur les droits dusaint-siége. Elles devaient naturellement inviter à combattre des abus, qui croissaient tous les jours, et exposer par conséquent à porter une main téméraire jusque sur l'autel.
C'est en Angleterre surtout que la domination f^"" /'«î'««
^ »■ siiriout odieuse
des papes était devenue odieuse. L'autorité royale "" ^"*'*"* n'y était pas à l'abri de leurs entreprises. Le peuple murmurait contre le denier de Saint-Pierre et les autres impositions de la cour de Rome. Les parlemens se souvenaient que les papes avaient
délié les rois du serment d'observer les chartes : ils les regardaient comme les appuis du despotisme. Enfin les grands qui s'étaient emparés des biens des églises auraient désiré de ne plus craindre les censures ecclésiastiques : on était donc sûr de se faire un grand parti , si on s'élevait contre les prétentions du pape et du clergé. Il faudrait s'étonner si, dans de pareilles circonstances, elles n'avaient pas été attaquées , et il serait encore plus étonnant qu'on se fût contenu dans de justes bornes.
Dortrîne de ^'cst sur la fiu du règuc d'Edouard III , et quelque temps avant le schisme , que Jean Wiclef , docteur d'Oxford, combattit la juridiction des évéques , et l'autorité que les papes s'arrogeaient sur le temporel. Il renchérit sur Marsile de Padoue, sur Jean de Gand, et sur tous ceux qui avaient écrit contre la puissance ecclésiastique.
Considérant les richesses des ecclésiastiques, et les voies par lesquelles ils les avaient acquises , il soutint qu'il est contre l'Ecriture qu'ils aient des biens temporels; que le prince peut les leur enlever pour des causes légitimes ; qu'il doit les employer aux besoins de l'état, plutôt que de mettre des impôts sur le peuple ; et qu'il faut ramener le clergé à sa première pauvreté.
Considérant de même les abus qu'il remarquait dans les ordres religieux : il dit qu'en se faisant moine, on devient moins capable d'observer les
comniandemens de Dieu ; qu'on cesse d'être chré- I i(Ui, et que les saints ont péché en instituant des ordres monastiques. Bientôt, ne sachant pUis où s'arrêter, il attaqua les dogmes mêmes, et nia la présence réelle dans le sacrement de l'eucharistie. Cependant il était si fort soutenu par la no- Messe et par le peuple, que les deux premiers conciles qui se tinrent en Angleterre pour examiner sa doctrine n'osèrent rien prononcer contre lui. Il ne fut condamné que dans un troisième, tenu en i382, et dans un quatrième en 1396, qui examina les ouvrages de cet hérésiarque, publiés après sa mort. L'un de ces conciles condamna vingtquatre propositions, dix comme hérétiques, quatorze comme erronées, et l'autre en condamna dix-huit.
Cependant les Wicléfistes, nommés autrement se.sert.ifur. Lollards, formèrent un parti considérable, qui ''•"• causa souvent des troubles. Leurs maximes contre les richesses et la puissance des ecclésiastiques ne pouvaient manquer de plaire au peuple. Aussi depuis ce temps la chambre des communes proposa souvent au roi de se saisir des biens du clersé.
Les écrits de Wiclef , ayant été portés en j*.n h«., Boftme, eurent bientôt des partisans dans l'uni- 2.7medï.rioe* versité de Prague, que l'empereur Charles IV illi^!,tslt avait fondée. Jean IIus fut le premier à se décia- '•'"' •"•''•»• rer pour les opinions de cet hérésiarque sur le clergé. I^ paj>e, les cardinaux et lesévéques furent
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les objets de ses déclamations ; et Jean XXIII ayant publié en 1 4 1 2 une croisade contre Ladislas, Jean Hus saisit cette occasion pour écrire et prêcher contre les croisades et contre les indulgences.
Il n'est pas douteux qu'il n'y eût alors des abus, et qu'il n'en ait relevé plusieurs avec fondement ; mais au lieu d'attaquer seulement les vices des ecclésiastiques, leurs usurpations et le mauvais usage qu'ils faisaient de leur puissance , il attaqua les droits mêmes de l'Église. Ses excès mêmes lui firent plus de sectateurs qu'une conduite plus modérée ne lui en aurait fait, parce que depuis long-temps les esprits étaient indisposés contre le clergé. Il entraîna dans son parti le peuple et la noblesse, et il fut le chef d'une secte qui produisit les plus grands désordres. Te concile de Cité par le concile de Constance, qui condamna
Constance le •*■ *
fait brûler. j^g crrcurs de Wiclef , il s'y rendit, après avoir obtenu de l'empereur Sigismond un sauf-conduit, par lequel il avait la permission d'y venir librement et de s'en retourner. Cependant quelques jours après son arrivée il fut mis en prison ; et n'ayant pas voulu se soumettre au jugement du concile, il fut condamné au feu, et exécuté Ivec une mitre de papier, sur laquelle on avait peint des démons.
Ainsi que Je'. Alors SOU disciplc, Jérôme de Prague, qui était
rôme de Prague, . . - . , . ^^
ce qui cause aussi eu prisoH, abjura ses erreurs; mais bientôt
Ponrqaoi r« concile conMnt
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se reprochant sa soumission comme une lâcheté, «•'• ««' il se rétracta, et alla au supplice avec la même fer* meté que Jean Hus. Cependant la noblesse de Bohême et de Moravie prit les armes pour venger la mort de ces deux hommes. Les églises furent pillées et détruites; on commit toutes sortes de violences; et cette guerre civile troubla TAllemagne pendant plusieurs années.
I^s abus de l'Église étaient le grand objet du concile, et c'était aussi le plus difficile, puisqu'il ï"' ''^''r/|^ s'agissait de la réformer dans le chef et dans les '' " membres. L'empereur, les Allemands et les Anglais voulaient cgmmencer par faire à ce sujet les règlemens nécessaires avant de procéder à l'élection d'un pape, parce qu'ils appréhendaient de trouver dans un pape élu des obstacles à la réforme des cardinaux et de la cour de Rome. Par la même raison, mais sous prétexte que c'est au chef de l'Église à la réformer, les cardinaux voulaient commencer par élire un pape. Ce prétexte néanmoins paraît bien frivole. Était- il raisonnable de s'en reposer sur le pape, puisqu'il s'agissait de le réformer lui-même? D'ailleurs, si le pape était obligé d'obéir aux décrets du concile sur la réforme, il est évident que c'était au con- < ile à réformer l'Église et non pas au pape. Or les |)éres avaient déclaré que le concile, étant généi al , tenait immédiatement de Jésus-Christ une puissance à laquelle le pape même était obligé
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d'obéir dans ce qui concerne la foi , l'extirpation du schisme , et la réforme de l'Église dans son chef et dans ses membres. Après cette déclaration, comment pouvait-on écouter les cardinaux qui attribuaient au pape seul le droit de réformer l'Église , et qui n'ignoraient pas combien il était intéressé à ne pas user d'un pareil droit. Leur avis néanmoins prévalut ; c'est que les esprits commençaient à se calmer. Un cri général avait d'abord demandé qu'on réformât l'Église, et le clergé parut lui-même le désirer, parce qu'il ne connaissait pas d'autre moyen pour se soustraire aux exactions de la cour de Rome;* mais il craignait moins les exactions depuis qu'il avait humilié le saint-siége, et plusieurs de ses membres craignaient sans doute la réforme.
osesTréfôr! Ccpcndant, pour paraître au moins prévenir par le pape, j^^ inconvémcns qu'on prévoyait, le concile statua et ordonna qu'avant sa dissolution le pape futur, de concert avec les pères oa avec des députés de chaque nation nommés à cet effet, réformerait l'Église dans son chef, dans ses membres , ainsi que dans la coût* de Rome. Il arrêta même les articles qui devaient être l'objet de la réforme. Tels étaient les réserves du siège apostolique, les annates, les collations des bénéfices, les grâces expectatives, les appellations en cour de Rome , les simonies , les indulgences , les décimes, etc. Il y avait dix-huit articles.
choses nier
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Les annales surtout furent débattues avec cha- i^« ««»••"
(ont fort d^bal
leur. D'un coté toutes les nations s'accordèrent à '""• / les proscrire , et de l'autre les cardinaux qui les défendaient en appelèrent au pape futur. C'est principalement en France que les papes étaient en possession de la première année du revenu des bénéfices. Ils s'étaient arrogé ce droit presque sans obstacle, sous des rois qui semblaient partager avec eux les dépouilles du clergé ; et ils n'avaient pas trouvé la même facilité en Allemagne, en Angleterre, ni même en Espagne. Ainsi les Français, qui sentaient plus que les autres le poids de cet impôt, traitèrent aussi cette question avec plus de vivacité. Ils soutinrent que les annates ne sont pas dues ; ils protestèrent contre l'appel des cardinaux au pape futur; et ils déclarèrent qu'ils poursuivraient la suppression de cet abus dans le concile, et partout ailleui*s où besoin serait.
Les pères de Constance, regardant les conciles R^gieme..
ilf$ peret dr
généraux comme le moyen le plus propre à cor- Tr'^ôô"".!*." riger les abus et a prévenir ou éteindre les néra.K. schismes et les hérésies, ordonnèrent qu'il s'en tiendrait un dans cinq ans, un autre dans sept à compter de la fin du dernier, et qu'ensuite il s'en tiendrait toujours à l'avenir de dix en dix ans, dans les lieux que le pape indiquerait à la fin de chaque concile, du consentement et avec l'approbation du concile même. Ils ordonnèrent ensuite que, pour cette foLs seulement, on choisirait
dans chacune des cinq nations six prélats , ou ^ autres ecclésiastiques distingués, pour procéder
avec les cardinaux à l'élection d'un souverain pontife. Par ce dernier décret, qui fut observé, le concile paraît avoir reconnu comme un droit la possession où étaient les cardinaux d'élire le pape. Martîn V Malgré les précautions qu'avaient prises les soins à la ré' pèrcs pour forcer le pape à travailler à la réforme de l'Église, Martin V ne réforma ni les cardinaux, ni la cour de Rome où était la principale source des abus. De dix-huit articles proposés par le concile, il n'y en eut que six sur lesquels il fit quelques règlemens. Il se garda bien surtout de rien décider sur les annates. Il ne voulait pas les supprimer, et il eût trouvé trop d'oppositions, s'il eût porté un décret pour les établir. Cependant il déclara qu'il avait satisfait à tous les articles ordonnés pour la réforme, et en conséquence il mit fin au concile.
jeanchariier Jeau Charlicr Gerson , député de l'université de
Gerson repre- ' 1
re"qurmT"à Paris et ambassadeur de France au concile, représenta qu il y avait encore plusieurs articles à décider. Egalement célèbre par sa doctrine et par le zèle avec lequel il avait travaillé à l'extinction du schisme, il jouissait d'une grande considération dans le concile , et il prononça plusieurs discours sur les réformes à faire. Personne n'avait encore mieux connu les bornes et les abus de la puissance ecclésiastique.
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Il s'était surtout élevé contre la doctrine de J/.^JKIC; Jean Petit, et il en avait extrait neuf proposi- T'^aJ^W^
' * lUniladocIrinc
tion3 que la faculté de Paris avait censurées. Le «««J"» »*«'•'. concile, auquel il demandait un jugement, s'était contenté de condamner la proposition générale , qu on peut licitement tuer un tyran ^ et quon le doit même. Encore avait-il évité de nommer VzU" teur de cette doctrine, croyant devoir ménager le duc de Bourgogne , qui protégeait Jean Petit. En vain Gerson sollicita une décision sur chacune des neuf propositions ; en vain il appuya sur toutes les raisons qui devaient au moins porter à les examiner : le pape n'eut point d'égard à ses repré-r sentations.
Ce fut encore inutilement que les Polonais in- l«» p»'"»-*»
i. ne font pas plus
sistèrent pour obtenir la condamnation d'un livre Mar.'in.*dëcia«
1 ' \ 1 11 qu'on ne p«ut
dont la doctrine tendait a causer des troubles en p" «pp*'" a..
papeau.conci^.
Pologne. Voyant qu'ils n'étaient point écoutés, ils en appelèrent au futur concile; mais ils fournirent seulement à Martin une occasion de déclarer par un décret qu'on ne peut en aucun cas appeler du jugement du pape ; prétention tout-àfait opposée à ce qui avait été décidé dans le concile de Constance même. Gerson en fit voir la fausseté , et prouva que l'infaillibilité n'appartient qu'à l'église universelle, ou au concile qui la représente. Cet homme célèbre, persécuté par le duc de Bourgogne , ne put revenir à Paris et fut contrahit de se retirer en Allemagne.
supérieur et un
Cependant il Appès avolr exaiïiiné dans le concile de Cons-
n en est pas ■••
î!.e"e pape'aun tancc tous Ics abus , les meilleurs esprits indiquèrent tous les remèdes qu'il convenait d'y apporter, et on en appliqua fort peu. Il restait donc encore bien des choses à corriger. Il semblait qu'en voulant travailler à la réforme de l'Église , on n'avait fait que perpétuer la -mémoire des vices dont on se plaignait. On sera encore long-temps à faire de vains efforts, parce que les papes, bien loin de s'occuper sincèrement de la réforme, chercheront tous les moyens d'éluder les décrets du concile de Constance. Mais au moins on aura plus de lumières pour leur résister; et c'est déjà un grand point d'avoir établi que, quelles que soient les prétentions de la cour de Rome , le pape a un supérieur et un juge.