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LIVRE SIXIEME

Chapitre i*'^ — De l'Allemagne, de V Angleterre , de la rance et de l'Italie pendant les règnes de Rodolphe de Habsde Philippe le Hardi et de Charles d'Anjou. Pag. i .

Philippe III succède à saint Louis. Edouard I à Henri III. Rodolphe de Habsbourg élu empereur. Objet de ce chapitre. Rodolphe rétablit la sûreté. Il fait déclarer rebelle Ottocare , roi de Bohême. Fief dont il investit ses fils. Il vend aux Italiens des privilèges et des immunités. Sagesse d'Edouard I. Autorité de Philippe III. Puissance de Charles , roi de Naples. Ses projets et ceux de Jean de Procida. Le pape Nicolas III entre dans les vues de Jean Procida. Vêpres Siciliennes. Charles abandonne la Sicile à Pierre d'Aragon. Martin IV excommunie Pierre, et donne à Charles de Valois les royaumes de Valence et d'Aragon. Mort de Charles I, roi de Naples; de Pierre d'Aragon ; de Philippe le Hardi. Charles II est reconnu roi de Naples.

Ch AP. II. — Des principaux états de l'Europe pendant le pontificat de Banif ace Vlll. Pag. 9.

Pierre de Mourron , Célcstin V, élu pape. Il abdique , et Benoît Caïétan , Bonifiace VIII , lui succède. Mauvais raisonnement de ceux qui pensaient qu'un pape ne peut pas se démettre. Traitement que Boniface VIII fait à Célestin V. Boniface VIII est trop faible pour les projets qu'il médite. Troubles en Ecosse. Guerre entre la France et l'Angleterre. Boniface se porte pour juge entre le comte de Flandre et de Philippe le Bel. Les Colonnes ne lui permettent pas de soutenir celte tenta-

nK l'iiistoirk moi»:unk, uv. VI. 535

tivc. Frédéric est couronné roi Sicile , lors(|uc Jacques , »oii frère , cède cette Ile à Charles le Boiteux. Kn Allcniagnc Adolphe est déposé et Albert d'Autriche est élu. Troubles en Dancinarck ; en Hongrie. Prétentions de Bonifacc sur la Hongrie ; sur la Pologne; sur TEcosse. l\ fomente les troubles en Dancmarclu Ses prétentions surTempire d'Allemagne. Les Colonnes succombent. Bulle Clericis laïcos. Ordonnance de Philippe le Bel. Bulle du pape contre cette ordonnance. Cette Bulle soulève toute la Francç contre les entreprises de Boniface. BonLface donne une bulle contradictoire. Il nomme vicaire de l'empire Charles de Valois. Il le reconnaît pour empereur d'Orient. Charles de Valois échoue dans ses projets, et se fait mépriser. Boniface rétracte la bulle contradictoire à la bulle Clericis lai- COS. Audace insolente de l'évéque de Pamicrs. Audace où délire de Boniface VHI. Les états prennent ia défense de Philippe le Bel. Boniface tient un concile contre ce prince. Il cherche un «ippui dans Albert qu'il reconmilt. Appel en France au futur concile général contre les entreprises de Boniface. Erreur où l'on était encore. Boniface fulmine des bulles , est arrêté et meurt. Institution du jubilé.

CflAt. m. — Des principaux états de V Europe depuis la mort de Bon\face VJII jusqu'à celle de Pliilippc le Bel. Pag. Tto.

Pontificat de Benoit XI. Guerre de^ Flandre. Klertion de Clément V. Extorsions de ce pontife. Clément est fidèle aux promesses qu'il avait faites à Philipfie le Bel. Abolition des Templiers. Lyon est rénni à la couronne. Edouard I obtient de Clément V Li permission de \ iuler les chartes et de mettre des décimes sur le clergé. 11 a pour successeur Edovard \\ , son fils, qui meurt en prison.Confédération des Suisses. Henri, comte de Luxembourg , successeur d'Albert. Henri VH passe les Alpes. Il proteste contre les prétentions de Clément. Bulles du iMipc contre la mémoire de Henri et contre le» Viniiimi.

Chap. IV. Du gouvernement de France sous Philippe le BeL

Pag. 39.

Lumières nécessaires aux magitrats depuis le règne de saint Louis. Ignorance des conseillers jugeurs. Elle force à créer des conseillers rapporteurs. Ceux-ci se rendent maîtres du parlement. L'aveuglement des seigneurs laisse au roi le choix des légistes. Sur quels principes les nouveaux magistrats étendent les prérogatives royales. Puissance législative des empereurs romains. Cette puisance est mieux dans le premier corps de la nation que dans un despote. Raisonnement des gens de robe sur les prérogatives royales. Philippe le Bel n'abuse pas de l'autorité que le parlement lui attribue. Bon effet des fausses maximes du parlement. Mauvaise politique de Philippe le Bel. Usage de l'argent monnoyé. Anciennement la livre d'argent pesait douze onces. Ce qui assure la valeur des espèces. Fraudes des souverains qui battaient monnaie. Ces fraudes se sont multipliées sous la seconde race. Saint Louis a fait des règlemens pour établir les monnaies. Philippe le Bel les altère et les change à plusieurs reprises. Mauvais effets de ces variations. A l'exemple de Philippe le Bel , les vassaux commettent les mêmes abus. Adresse de ce prince pour enlever le droit de battre monnaie. Ses successeurs useront de ce droit pour commettre les mêmes fautes. Philippe le Bel fomente les divisions des trois ordres. Situations embarrassante du clergé. Situation des seigneurs et du tiers-état. Philippe le Bel projette d'assembler les trois ordres, pour vendre sa protection à tous, sans l'accorder à aucun. Ce projet lui réussit. La politique de ce prince est injuste , et sera funeste à ses succès seurs. Réunion faite à lacouronne. Cours souveraines rendues sédentaires.

Chap. v. Desprincipaux étais de l'Europe depuis la mort de Philippe IF, dit le Bel, jusqu'à celle de Charles IV , dit le Bel. Pag. 60,

Mécontentement général , mais sans effet. l^)ur qui il a été

^ DE l/lIISTOlIlK MODKRNK, I.IV. VI. 5^7

&ans effet. Division qui tend à la ruine des vaMaui. Règne de Louis X. A l'exemple de Louis , les seigneurs vencient la liberté de leurs serfs. C'était une fausse démarche de leur part. Difficultés qui avaient empêché de donner un successeur à Clément V. Une assemblée déclare que la couronne de France ne peut passer aux filles. Les vassaux abusent du droit de battre monnaie. Philippe V s'attribue rinspcclion sur leurs monnaies, n achète les monnaies de quelques-uns. Ses précautions pour accroître son autorité. Plusieurs seigneurs vendent leurs monnaies à Charles IV, qui répare les fautes de son père. Charles IV ambitionne l'empire. Troubles à l'occasion de l'élection de deux empereurs, Louis de Bavière et Frédéric d'Autriche. Jean XXII fulmine des bulles contre Louis, que les diètes défendent. Jean lève une armée avec des indulgences et des exactions. Louis est reçu à Rome aux acclamations du peuple. Les Romains lui demandent la permission d'élire un autre pape. Nicolas V, antipape. Inconvéniens reconnus de la multitude des ordres religieux. Institutions des ordres mendians. Subtilité des frères mineurs qui donnent au saint-siégc la propriété des choses qu'ils consument. Jean XXII ne veut point de cette propriété et condamne les subtilités de ces moines. La forme d'un capuchon devient pour ces moines le sujet d'un schisme. Jean XXII donne une bulle contre les capuchons pointus. On brûle ceux qui ne veulent i>as renoncer* à ces capuchons. Déchaînement des frères mineurs contre Jean XXII.

Chap. VI. De l'état de la France sous les règnes de Philippe de Valois, de Jean II, de Charles F ; et de V Angleterrr , sous celui d Edouard III. Pag. 7'J.

Désordre général en Europe. A la mort de Charles le Bel deux concurrens à la couronne de France. Philippe d*» Valois est reconnu. La loi salique n'était qu'une coutume introduite par les circonstances. Avantages de cette loi , lorsqu'elle ne sera plus contestée. Les troubles continuent en Angleterre ])ori«I.inf 1rs piniii» rrs .inn.Vs d'Édouard 111. C'est {Miurquoi

ce prince paraît d'abord renoncer à ses prétentions sur la France. Philippe de Valois rend la Navarre à Jeanne, fille de Louis Hutin. Conseil qu'il donne au comte de Flandre. Entreprise des magistrats sur les justices ecclésiastiques. Assemblée de magistrats et d'évêques pour terminer ce différent. Le décret de Gratien. Mauvais raisonnement des évéques. Pour terminer ces contestations , il aurait fallu remonter aux six premiers siècles. Les scrupules de Philippe de Valois donnent l'avantage au clergé. Mais cette première attaque des magistrats en présage d'autres qui seront plus heureuses. Edouard III prend le titre de roi de France et commence la guerre. Il bat les Français à Créci. Les divisions, fomentées par Philippe le Bel, sont funestes à Philippe de Valois. Philippe de Valois multiplie les impôts. Il altère continuellement les monnaies. Edouard III s'applique à faire cesser les divisions. Sous Jean II, les monnaies varient encore plus que sous PhilippeVI. Jean Use rend odieux par des voies de fait, et méprisable par sa faiblesse. Il convoque les états. Il leur fait sous serment des promesses qu'il ne tient pas ; il est fait prisonnier à Poitiers. Charles , dauphin, convoque les états à Paris. Il est trop heureux de les j)ouvoir rompre. Force à les rassembler, il ne peut plus les rompre. Désordres partout. Marcel, qui veut donner la couronne à Charles , roi de Navarre , est tué. Trêve de deux ans avec Edouard. Sage conduite du dauphin. La guerre recommence, et la même année on négocie. Traité de Brétigni. Dans ces temps de calamités , Jean se croise. Différens à l'occasion du traité de Brétigni. Jean passe en Angleterre pour les terminer. Il y meurt. L'esprit des états sous Jean II. Edouard cesse d'être grand. Charles V se fait une loi de ne point altérer les monnaies. Il assure la paix au-dehors. Brigands qui infestaient la France. Charles V se propose de les armer pour le comte de Transtamare contre D. Pedre, roi de Castille. Bertrand du Guesclin se charge de les conduire. Les compagnies consentent à suivre du Guesclin. En passant par Avignon, elles demandent au pape l'absolution et cent mille francs. Le i)ape est forcé à compter cent mille francs. Henri de Transtamare ,

DE LlIIbTOIlll m<>i>m;>k, mv. vil. 5i<)

proclamé, ctt déftût par D. Wdix. U ic bat à «on tour, le fait prisonnier et le poignarde. Il consenre la courooiii de CaatiUc, ■lalgré plusieurs prétendans. Charles V, qui veille à maintenir Tordre, se fait aimer rt respecter. Il fait choisir ceui è qui il donne sa confiance. Les sujets du prince de Galles portcat contre lui leurs plaintes au roi. Charl« V cite le prinot de Galles à la cour des pairs. Un arrêt de cette cour déclare confisquées toutes les terres de ce prince. Cette démarche est tontenue par des succès. Mort du prince de Galles et d'Edouard. Nouveaux succès de Charles V. Sa mort. Sa sagesse.

Chap. vu. — De l'JUemagne depuis U différent de Louis y et Jean XII jusqu'en i4oo. Page io5.

Source des revenus des papes. Querelles du sacerdoce et de l'empire pendant le pontificat de Benoit XJL Clément VI fait élire roi des Romains Charles, fils du roi de Bohème. Alors des troubles se préparaient dans le royaume de Naples. Après bien des difficultés, Charles IV est reconnu roi des Romains. Cessation des querelles du sacerdoce et de l'empire. Elle est funeste aux papes. Désordres en Allemagne où tous les droits sont confondus. Bulle d'or. Elle est la première loi fondamentale du corps germanique. Charles IV sacrifie l'empire a ses intérêts et le sert sans le savoir. Venceslas , qui entretient les divbions, est déposé.

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