LIVRE SEPTIÈME
Cbap. 1*^ — De rÉgUse et despfi^p€utx étaU de tMunpe pendant le grand schisme. Pi(« 114.
Les désordres à leur comble prodoiicot quelque bien. Clément VI déclare nulles les dispositions de Robert, rot de If aples. Louis , roi de Hongrie , se refuse aux inritattOBs qui lui sont faites, et h\i investir son frère André. André eat étranglé. Jeanne I est accusée de ce meurtre. Elle se retire en Provence avec Louis de Tarenle qu'elle épouse. Clément VI
54o TABLE DES MATIERES
déclare Jeanne innocente. Il achète d'elle Avignon. Jeanne désigne Charles de Duras pour son héritier. Elle épouse en quatrièmes noces Othon, duc de Brunswick. État misérable du reste de l'Italie. Le gouvernement de Rome était une anarchie. Délire du tribun Nicolas Rienzi. Autorité dont il jouit. Comment il la perd. Le jubilé, réduit à la cinquantième année par Clément VI , attire à Rome une grande multitude de pèlerins. Cette multitude apporte la disette. Les papes ne conservent presque rien en Italie. Rienzi est tué. Pourquoi les papes préféraient Avignon à Rome. Urbain V et Grégoire XI, invités par les Romains , vont à Rome. Les Romains veulent un pape Italien. Les cardinaux feignirent d'élire Prignano, Urbain VI. Urbain VI, qui veut se croire pape, aliène les esprits. Les cardinaux élisent à Fondi, Clément VII, Toute la chrétienté se divise entre les deux papes. Ils se font la guerre et Clément VII se retire à Avignon. A la sollicitation d'Urbain , Charles de Duras arme contre Jeanne. Ce pape voulait obtenir des états pour son neveu. Jeanne cherchant des secours, adopte Louis d'Anjou. Charles de Duras la fait périr. Charles V n'a pu prévenir les cal.imités qui menaçaient la minorité de Charles VI. Troubles causés par les oncles de Charles VI. Charles V fit une faute en amassant un trésor. Louis d'Anjou échoue contre Charles de Duras. Charles de Duras assiège Urbain VI. Cruauté de ce pape. Marie roi de Hongrie après la mort de Louis son père. Des seigneurs offrent la couronne à Charles de Duras. Il est assassiné. Sigismond , époux de Marie , monte sur le trône. Ladislas, fils de Charles de Daras, est reconnu par Urbain, et Louis fils de l'adopté, par Clément. Le schisme continue après la mort des j)apes. Les papes dépouillent à l'envi le clergé. Ils font un trafic des bénéfices. Ils en font un des indulgences , et ne paraissent qu'user de leurs droits. Aucune puissance de l'Europe ne pouvait réprimer ces abus. L'état de la France était déplorable sous Charles VI, et celui de l'Angleterre pendant la minorité de Richard II. L'état do l'Angleterre n'est pas meilleur lorsque Richard II est majeur. C!c ijrince perd la couronne. ll|)erd la
DE l/lIISTOIRB MODRH^ir. i i\. \il. 54 1
\ic. Les cxnctions dm deux papei soulèvent le dergé. Moyent
pro|>OH^f par l'université de Pnris pour faire cetJer le »ehUine. Le clergé de France veut que let deux papes fassent une cession de leurs droits. Sur le refuji des deux papes , la France se soustrait k l'obéissance de Benoit. î^ soustrartinn n'ayant pas eu une approbation générale, on la levé. On revient à la soustraction. Les deux papes se refusant à la ceation , sont abandonnés de leurs cardinaux , qui convoquent un concile à Pise. Troubles dans l'empire. Le concile de Pise dépose Grégoire et Benoit. Les cardinaux de Pise élisent Alexandre V; et on eut trois papes. Abus sous Alexandre V, à qui succède Jean XXIIÎ. Ce que Jean XXIII avait été auparavant. Jean , en guerre avec LndisIaSf est forcé à la paix. Il abandonne Rome au roi de Naples. II se met sous la protection de Sigismond , et consent à la convocation d'un concile. Sigismond choisit Constance pour le lieu du concile. Jean se rcpent d'avoir consenti à la tenue d'un concile. Le concile force Jean à donner sa cession. Il le dépose. Élection de Martin V. Fin du schisme. La guerre continuait entre la France et l'Angleterre. Règne de Henri IV en Angleterre. Sagesse de son fils Henri V. L'aveuglement des rois de France empêchait le gouvernement féodal de s'éteindre. Ce fut la cause des calamités de la France. Isabelle de Bavière y contribua. Jean Sans-Peur se rend maître de Paris, et fait assassiner le duc d'Orléans. Le docteur Jean Petit entreprend de justifier ce crime. Deux factions déchirent la France. Henvi V voulant profiter de ces troubles, elles font la paix. Henri V commence la guerre. 11 défait les Français dans la plaine d*Azincourt. Dans l'impuissance de soutenir se» premiers succès, il repassa la mer. Jean Sans- Peur le reconnaît pour roi de F'rance. Isabelle s'unit à Jean Sans-Peur. Le comte d'Armagnac, Henri V, Jean Sans-Peur et Isabelle s'arrogent en même teroj^ toute autorité. Jean et Isabelle sont maîtres de Paris. Le dauphin, retiré à Poitiers , crée un nouveau p.irlemcnt. Jean Sans- Peur, «|ui se réeonnlie avec le dauphin, est ass;issiné. Jjcs ennemis du dauphin en seront plu» animés contre lui. Isabelle lui ôte la couronne pour la roHlw
sur la tête de Henri V. Henri VI proclamé dans les deux royaumes. Mésintelligence entre les régens et Philippe le Bon , duc de Bourgogne. Jeanne d'Arc délivre Orléans et fait sacrer Charles VH à Rheiras. Les Anglais brûlent Jeanne d'Arc comme magicienne. Les troubles d'Angleterre rendront la couronne à Charles VII.
Chap. II, — r De ce que le concile de Constance a fait pour l'extirpation des hérésies et des abus de l'Église. Page i S/».
Les abus étaient devenus des droits. En ne gardant aucun ménagement, les papes soulèvent les princes, les peuples et le clergé même. Pour combattre les abus, on attaque l'autorité légitime des papes, et même le dogme. Erreurs de Marsile de Padoue, et de Jean de Gand. Les papes donnaient des constitutions pour défendre leurs prétentions ou pour en établir de nouvelles. Mais plus ils faisaient d'efforts , plus ils invitaient à combattre leurs prétentions. Elles étaient surtout odieuses aux Anglais. Doctrine de Wiclef. Ses sectateurs causent de» troubles. Jean Hus, q7ii adopte la même doctrine, attaque les droits de l'Église, sous prétexte de combattre les abus. J^e concile de Constance le fait brûler, ainsi que Jérôme de Prague, ce qui cause une guerre civile. Pourquoi ce concile consent que l'élection du pape précède la réforme. Il statue les, choses à réformer par le pape. Les annates sont débattues. Règlement des pères de Constance sur la convocation des conciles généraux. Martin V donne peu de soins à la réforme. Jean Charlier Gerson représente inutilement ce qui reste à faire. II ne ])eut pas faire condamner tout ce qu'il y a de dangereux dans la doctrine de Jean Petit. Les Polonais ne sont pas plus écoutés, et Martin déclare qu'on ne peut pas appeler du pape au concile. Cependant il n'en est pas moins arrêté que le pape a un supérieur et un juge.
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V.Hk9. III. — De NapirSf de V Église et de V Allemagne ^ depuis le concile de Constance jmsqiie ver* le milieu du quinzième siècle. Page 166.
Le royaume de N«plcs a tous les abus du gouvcroement féodal. Lndislas accroît ces abus. Cependant il veut faire des conquêtes. Sa mort est suivie de grands désordres. Les amourt de Jeanne II en occasioncnt d'autres. Jules-César de Capoue découvre la conduite de cette reine à Jacques de Bourbon, qui vient pour Tcpouser. Jacques la met sous la garde d'un vieux Français. Il aliène les Napolitains, qui demandent la liberté de la reine. Jules-César offre à Jeanne d'ôter la vie an roi. Jeanne découvre ce dessein à Jacques. Elle obtient la permission de sortir. Le peuple la délivre. Traité entre Jeanne et Jacques. Jacques ^t prisonnier dans son palais. Sfonm oblige la reine à exiler son favori, Sergiani Carracciolo. Martin V obtient la liberté de Jacques, qui se retire dans un cloître. Sforze appelle Louis d'Anjou à la couronne. Jeanne adopte Alphonse, roi de Sicile et d'Aragon. Sforze, vainqueur d'Alphonse, fait adopter Louis d'Anjou. A sa mort, elle adopte René, frère de Louis. Eugène IV prétend disposer du royaume de Naples. Les prétentions des deux princes et des papes causèrent de nouvelles guerres. Événeracns con^ tcmporains an règne de Jeanne. Guerre des Hussites commandés par Jean-Zisca. Victoire de ce général. Après sa mort, les Hussites sont encore vainqueurs. Concile convoqué et aussitôt dissous. Concile de B&le , qui déclare que le pape ne peut pas le dissoudre. Eugène IV donne une bulle qui ordonne la dissolution du concile. Il la révoque. Le concile entreprend de réformer le chef de l'Église. Le pap« convoque à Ferrare un autre concile , qu'il transfère à Florence. On tente inutilement de réunir Péglise grecque à Péglisc latine. Le concile de Bâle dépose Eugène et élit Félix V. La conduite des principales puissances prévient le schisme. Fin dn sebinae et des conciles. Pragmatique sanction de Charles VIIL Fin
des troubles de Bohême. Après Sigismond , l'empire passe à
la maison d'Autriche.
Chap. IV. — Fin de V empire Grec. Page 184.
État de Constantinople, lorsqu'en 1261 les Français en furent chassés. Cet empire divisé est déchiré par les différens partis. 11 est troublé par les moines , et par l'importance que le gouvernement donne à toutes les questions qu'ils élèvent , et par les tentatives des empereurs Grecs pour se réunir avec l'Église latine. Progrès des Turcs sous Othman et sous Orcan. Cantacuzène, collègue de Jean Paléologue. Succès d'Orcan en Europe , et d'Amurath I. Bajazeth I entretient les troubles dans l'empire Grec. 11 assiège Constantinople. 11 défait Sigismond , à qui les Français ont amené des secours. Sigismond devient grand par les revers. Bajazeth, pouvant se rendre maître de Constantinople , accorde une trêve de dix ans. 11 dispose de l'empire Grec. Il est défait par Tamerlan. Les desseins des Turcs suspendent la ruine de Constantinople. Jean Huniade, vainqueur d'Amurath 11, délivre Belgrade et force le sultan à la paix. Les chrétiens se proposent d'abuser de la bonne foi avec laquelle les Turcs observent le traité. Eugène IV et le cardinal Julien lèvent les scrupules. Amurath II défait les Hongrois dans la Bulgarie. Il ne peut forcer Scandcrberg dans la ville de Croie. L'empire grec se démembrait pour donner des apanages aux princes du sang. Prise de Constantinople ])ar Mahomet II. Deux partis, qui s'anathématisaient, divisaient alors la ville. Mahomet II est arrêté dans ses conquêtes.
Chap. v. — Considérations sur les peuples de l'Europe , depuis la chute de V empire d'Occident , jusqu'à la chute de l'empire Grec, l^'lge 197.
Pourquoi l'Europe a tant de p€in€ à se civiliser. La Grèce avait moins de ])einc à se policer. I^es Grecs sentaient le besoin des lois, parce qu'ils étaient pauvres; les Européens
DK L*IÎISTi.Mu VII. 545
ne le sentent^ pti», pane ^ .: i. ..... Lt barbarie des
nouveaux peuples dç l'Kuropc est bien (li(fi>rcotc de celle des andens peuples de la Gr« > long-tcaft|>s I.mh
caractère sauvage. Apre» < ... ^ aVandoniicimi
à de nouveaux di^ordres. Un instinct brûlai .le* conduit dans toutes leurs entreprUes. In'' ' . ils n'ont aucune
idée de justice. Ils ne cou ^ oirs de nation à
nation, ni niéine ceux de citoyen à citoyen. Quelle sorte d'égalité contribue au bonheur d'une nation. Il y a une égalité odieuse qui la ruine. La plus pernicieuse est celle qii a ét^ produite par le gouvernement féodal et par les ordres religieux. Il y a une noblesse qui ne détruit pas l'égalité. Opinion absurde de nos ancêtres , qui ont imaginé que la terre fait le noble. Cette noblesse est le principe d'une inégalité o<liense. Les peuples qui ont envahi l'Occident deviennent plus férocesqu'ilsnerétaîcnt. Bien loin de s'instruire par Texpérience, ils répètent les mêmes fautes. Cher, toutes les nations les grands sont encore plus féroces q«e les autres. Le luxe les polit sans les civiliser et sans les policcr. En quoi diffèrent ces trois expressions. Vices des siècles polis. Lorsque ces temps de corruption sont arrivés^ il faut se tenir à l'écart pour Are heureux, et se faire des amis éclairés et vertueux. Les peuples de l'Europe sont polis avant d'avoir été civilisés et |'o!i. . s. La mollesse prépare des révolutions dans le gouvernciiH nj. La politesse des la , i^ et 14* stèdes était encore bien grossière. Lorsque les Grecs et les Romains s'am *" nt, on pouvait au moins réclamer les anciennes ni' M.iis les
Européens, qui n'ont jamais été vertueux, s'abandonnent brutalement à la mollesse, sans pouvoir regreltrr ' 7 Confusion où se trouvait l'Europe. Le* peuples ^ laproie des souverains. Cessiècles corrompus offrent de grandes leçons aux princes. Les grand* hommes '••!'•«- '•»» ..r...i..;f. prouvent qu'un prince peut être gran<l plus difUciles. L'Allemagne et i
ilanger des entreprises au loin. 1^^:^ ^ivi^ uv*^ u^,, .u.. ;
qu'on est faible au dehors , lorsqulon divise pour ^trc puissant