‹ Œuvres. Publiées suivant l'ordre chronologique avec documents complémentaires, introductions et notesChapitre 126 sur 133 · A MESDEMOISELLES PERIER · texte numérisé non relu

A MESDEMOISELLES PERIER

to Céniar 1660.

Pae iimiU partiel de l'iutographe et texte, apud Cousin, Jacqueline Patecl, Didier, 3* édition, i856, p. agii.

Jacqueline Pascal, qui« en 1657, était seconde maîtresse des enfants, revint au monastère de Paris comme maîtresse des enfants et sous-mal tresse des novices ; elle y resta jusqu'au 6 ou 7 novembre 1669, date à laquolle elle fut renvoyée à Port-Royaldea-Champs. Elle fut nommée sous-prieure et maîtresse des novices, le 3 janvier 1660. Nous donnons ici plusieurs lettres de la Mère Angélique, adressées à la sœur de S^ Euphémie depuis sa profession, ou qui parlent d'elle {Bibliothèque Natio' naU ms. f. fr. 17790, p. i63 sqq.).

[4 février i656.]

Ma très chère Scrar, vous aprcndrez par la Mère Prieure Testât de nostre voyage de la maison*, et de mon frère les nouvelles du dehors. Je vous supplie, ma chère Sœur, d'esviter autant qu'il vous sera possible de luy parler après Complies ; nous devons nous souvenir en toute rencontre de la parole du S* Elsprit déclinantes in obligaliones addueei Dominas^ et tenir pour assuré que Dieu nous afflige pour nous obliger à nous purifier, et nous rendre plus fidelles à son service. Il y a si longtemps qu'il semé ses saintes variiez chez nous, qu'il y plante sa vigne et qu'il la cultive, voicy le temps qu'il deschausse le figuier, et qu'il le fume parles humiliations. Il faut correspondre, et le prier sans cesse qu'il nous donne des fruits. Je vous suplie de visiter ma S*^ An[ne] de S^ Ag[athe] et de

I. L« î'iiir mAmr. U M<r« \ng<-liqu« était rentrée au monastère d« Par..

carresser M' de S* Cyr quand vous la verrez, la charité est vigilante et prévoyante, tout ce qui ne l'a point pour principe et pour fin est mauvais, tout ce qu'elle produit est bon [Je ne vous oblige pas à l'égalité dans l'amitié, mais je prie Dieu qu'il vous fasse la grâce d'en avoir autant pour toutes que N. Seigneur vous y oblige, les aymant comme il les a aymées, parles ordres de sa sainte charité, qu'il faut sans cesse demander à Dieu, par ce que sans elle tout est perle'].

Ne voulant pas vivre avec vous sans aucune retenue, mais dans une vraye sincérité, croyant que je trouveray vostre cœur disposé à cela, je vous diray ma très chère Sœur, que je ne me puis résoudre de donner votre lettre à H. parce que je ne l'ay pas trouvée bien. Pour vous soulager j'ay rayé ce qui ne me plaisoit pas. Il ne faut pas prendre tant de part aux choses, mais amortir nos senlimens, au lieu de nous conformer tant à ceux des autres, en ces matières humaines. Si cela vous choque d'abord, je m'assure que vous mespriserez ce mouvement et que si c'est par une soumission un peu forcée, elle deviendra bien tost volontaire. Pour le pavillon je le trouve bien, mais l'ouvrage est trop délicate, et je plains beaucoup ce qu'il coûtera, et je crains que cela ne déplaise à Dieu. Je suis toute à vous.

[septembre i656].

Il n'y a pas sujet de s'estonner que l'assemblée du Clergé ait voulu faire su primer dans l'hystoire de M" de Sainte- Marthe l'éloge de feu M*" de Saint-Gyran ; ceux qui trahissent la vérité divine peuvent bien n'avoir pas de reconnoissance humaine. Il faut adorer les jugemens de Dieu, le temps est

I. La fin de cette lettre est barrée au manuscrit, et n'a pas été imprimée.

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