LKTTRB DE JACQUELINE PASCAL S
ooortf et 11 figure du inonde paite; roaU It venlé tert etar» MUament Celut qui a fait Pelrm AunUtu, n*a poîol regardé \m iKMDmet, mais le Sacerdoce de J.-C. qui sera la mat^nifique recompeDoe de ce saint homme, et elle l'est desja
[de Pori-Rojal d« Parit] mai 1667.
Il n'y a rien de plus juste, que de pleurer un homme* à qui tout le monde perd tant ; mais il ne faut pat estre injuste en manquant d'adorer tous les jugement toujours saints et équitables de Dieu. Je voy un vuide horrible dans le monde par oeite mort; mais enfin c'est Dieu qui l'a fait. Je suis dans une peine extrême de M. de Singlin, et tous nos amys qui luyont trouvé un visage terrible. Dieu nous fasse miséricorde, s'il luy plaist. Vous aurex l'enfant toute accablée de douleur, en sorte qu'elle n'a peu avoir de la joye de s'en retourner estant incapable d'en avoir de quoy que ce soit, je crains qu'elle ne soit malade. Elle a teamoigné bien de la crainte de Dieu, et n'a dit que très peu de paroles, pleines de jugement. Elle s'avisa fort bien, quoy qu'estoufant de pleurer, de prier II. Singlin de luv servir de Père.
Je croy ce que vous dites ; et ne doutte nullement, que quand nous serons humiliée et mortifiée, mesprisant tout et ne nous appliquant qu'à Dieu, il nous consolera dans noa afflictions; on bien il nous y sanctifiera, qui sera nostre meilleur.
Ne vous inquiétez pas de cette parole dont vous vous estes siloat repentie. Cela me suffit, ma très cherc; et quand il vous eschaperoit cinq cens paroles pires beaucoup que celle-U, poorveuque cette soumission soit au fond de vostrecœur, elles ne me blesseront nullement. Car voyez-vous, ma très chare Sœur, je n'ay pas l'injustice de vous vouloir impeccable : je ma contenteray très bien et m'estimeray trop heureuse que voatra
Dagoé de Dtgnob, mort le i5 mai.
cœur soit à Dieu, sans bornes et sans erreur, et que dans vos chulles vous ayez recours àluyavec une vraye confiance. Car je scay qu'avec cela Dieu par sa bonté guarira toutes nos inûrmitez, et que nous avons un besoin tout particulier d'estre humiliée. Bon jour, ma très chère Sœur : je suis toute à vous.
[7 septembre 1667.]
J'ayme bien mieux que vous ayez gardé le silence que de me dire de plus particulières nouvelles de ma S' H. et je vous conjure, ma chère Sœur, de le si bien garder vers les créatures, que tous les bons ou fâcheux succès qui vous surprendront, ne vous fasse [sic] parler qu'à Dieu, en disant benedictio et claritas etc. comme vous avez fait, et je prie Dieu qu'en cette occasion, et dans toutes celles de vostre vie, le Démon ne vous dérobe point par la parole les bons mouvemens que Dieu aura produits dans vostre cœur. Vous m'avez fort consolée de ce que vous avez pris la peine de nous dire de la sœur H... J'espère que Dieu s'en servira pour sa gloire, et qu'elle aidera à reparer les ruines et establir le bien. Je suis toute ravie de la visitte*. Au nom de Dieu, ma S% rompons nos cœurs devant luy, afin d'obtenir de sa bonté la miséricorde qu'il nous offre. Il n'en fait pas de telles à toutes les nations, et nous serons plus chastiées qu'aucunes, si nous ne donnons gloire à son nom, et ne nous confondons nous-mesmes. Bonjour, ma S"" Jaqueline, il y aura demain 66. ans que je receus ce nom^, et je n'ay pas commencé à suplanter mes ennemis ; au contraire, ils m'ont terrassée une infinité de fois. Priez Dieu qu'il me pardonne le passé, et qu'il me soutienne dans le petit reste de mes combats, qui sont les plus dangereux.