LET-ÊA^S
AU R. P. MËRSËJNMË
(Lettre 114 du tome III.}
Mon révérend père,
Je vous envoie ma réponse au révérend père Gibîeuf; je Tai fermée seulement par bienséance * car il n'y a rien (]^ue tout le luoiule ne puisse voir; et si vous témoignez avoir envie de savoir ce que je réponds au révérend père de la Barde ^ je ne doute point qu'il ne vous le montre. Pour les jésuites, je ne vois point encore bien dair en leur fait. J'ai reçu les billets du père Bourdin, qui mootrent qu'ils ne cherchent pas un accommodemeat, et, pendant qu'ils n^agiront avec moi que par Lai» je ne croirai pas qu'ils veuillent la paix ; aussi ne 8uis*je pas résolu de taire au public ce qui se passera entre eux et moi. Vous pouvez bien leur donner parole que je n'ai aucun dessein d'écrire contre eux, c'est-à-dire d'user d'injures et de calomnies pour tacher à les décréditer : mais je vous prie de ne leur pas donner parole que je ne prendrai point
■ « Cetta lettre est bien datée^ par fiovel, le 19 janvier 1 64». Voj«( la 45' des mamuorit» de Ijahire. »
L£TTmB& bm
un de ieuss eours de philosophie pour en montrer le» arieurs; car , au contraire', je reux bien qu% sachent que je le ferai si je le juge utile à faire conadltrela vérité, et ils ne le doivent aucunemeMI trouver mauvais s'il» prélèvent la vérité hi v$l<^ nité de vouloir être estimés plus savants qu ils sont ;!mab j'attends leisrs obfectioiis pour déter* ntiner ee que j'ad ferai. M. deZajtlIchem ne'tiAi encore rien envoyé : je loi écrirai dans quatre ou dnq jours ^ ponr le prier de iie létaDder pas ses mains les objections des jésuites. - " *
Pour le calcul touchant le mouvement d'ime boule de mail frappée plusioutfeis de n«éiiiefi>rpe| vous l'avez fort bien pris : car au premier coup elle reçoit unMeradela force du mail ; au second'^ un neuvièmèiSauitvoîsième, «in ivingt-iseptième ; aq quatrième 9 up quatic-vingtrUiMtme,et ainsià Tinfini. «Yous avie» seulement» laissé. coiit<^. une* «i^ reur de plume , à savoir qiie le tiers de tî^ise' est quatre et ua quof au heu que c'e^t quatre et un tiers ce qtfi vous ayoit elnpêcbé d^. tsoiivec. 1^
compte ju^te ' . . , • ,1 /: ;'»»■}
* « Je n'ai poine étheure 4e Sresée pour penser à' ta roùiette de M. de Àot bervalf et après lui en avoir donné les tangentes , qu'il avait enjin confessé ne pouvoir trouver, il aurait , ce me semble ^ inauvaisc ^rdcc à ss vanter d'avoir trouvé quelque chose de plus , et dire ijne je ne saurais le trouver. £t c'est à savoir s'il a rien trouvé ; il s'est 'vante y peut-être ^ afin dtf m ifivUer à le che^her^ fijf hU apprendre. Ajiais ce n'en m fifii,Jfi^,{fii^ei»^ bien que je ne erftiê p9$ ce qti'if prftpopf soit^4i(^cili»
566 L1BTTRES.
Pour ce que M. Yitus m'objecte toucfaanl la raréfaction de Tcau quand elle se change en vapeur, disant, «SW ei primo deciarandum eH unde tëiis itle mûtuB éampêtai, et qùœ neeeênUu iantm
violenitam iis tmprùnens ^ deinde in vacuo vel in
plem fii hœc volutatio, etc. ^ je réponds que cette force ou violance de mouvement est comminii-
quée aux parties de l'eau par la matière subtile, et qu'elle remplit aussi tout ^espace qu'elles nW cupent pas , et ainsi qiie leur inouveuient se £ût in pleno. Mais je ne trouve pas éuange que cela lui semble difiicile , car je n'ai pas encore assez expliqué la nature de cette matière subtile ; je tâ^ cbcrai de le faire., ci-après en son lieu , «t j'ai oui fiûre telle estime de M. Titiis ' par Mi'd'Igby , que je me promets de l'avoir de mon côté.
L'inventiou^du pcmtde réflexion , datés specuh, &mh et ofr/V«fo^,'est lin problème solide que Vîtellion a résolu avec une hyperbole tcMichant les miroirs conritexes, 'et il n'y ^ pas plus de difficulté pour les concaves, de façon que cela ne vaut pas la peine d'être recherché ; et il y a phis de vingt ans que je Pai trouvé , mais je ne m'en souviens plusl, , . . •••• . ... .
• « « // « neigé ici quBl^ ^ et aptès , ■ gefi^^uûtre oH èmq jeen ^ étméim panée , et U fhte froid fitt fè' dinuaidte yo 'dejiu»ier; *éeiMis il «JfSinr kh Ait de prmiemptf eommé'tl «mmc /mt àMsn oeptiraçaM, f^i^ la répoHfe à ce que j'ai recn dè vom en ces trois mi^ges, >
LKTTM5. 567
. Au rest%j ai éprouvé ces jours passés uu moyen de pesef^ qui m'a assez bien réussi; car ajrant une petite fiole de verre fort légère et soufflée à la lampe» de la figure que vous la voyez ici peinte \ de la grosseur d'une petite balle de jeu de paume, et n'a vaut qu'une petite ouverture à passer un cheveu en l'extrémité de son bec B , je l'ai pesée dans une balance très exacte , et étant firoide elle pesoit ^6 grains et demi; après cela je Fai chauffée sur des charbons , puis la remettant dans la balance en la situation qu'elle est ici peinte, c'est-àdire le bec en bas, j'ai trouvé quelle pesoit à peine 78 grains » puis plongeant le bec B dans de l'eau, je l'ai laissée ainsi refroidir, et Tair se condensant à mesure qu elle se reiroidissoit, il est entré dedans autant d'eau que la chaleur en aVoit chassé d'air auparavant; enfin , la pesant avec toute cette eau, j'ai trouvé qu'elle pesoit 72 grains et dçmi plus que devant , d'où je conclus que IW qui en avoit clé chassé par le feu est à l'eau qui étoit rentrée en sa place comme v est à 7a ou bien comme 1 est à \(\^^ mais je me puis être trompé en ceci, car il est malaisé d'y être juste; seulement suis-je assuré que le . poids de l'air est sensible en cette façon , et j'ai mis ici mon procédé tout au long , afin que si vous avez la curiosité d'en faire
» Figure 4f>,
568 LBTT&SS.
ïépretne, tou» la puitsîes fake toute Aublabie*.