‹ ŒuvresChapitre 7 sur 30 · L UN R. PÈRE DE L'ORATOIRE · texte numérisé non relu

L UN R. PÈRE DE L'ORATOIRE

(Lettre 63 du tome n.)

. Monsieur et iu&v:érekd père »

Je suis marri que vous ne m'avez mandé quelque chose de plus difEcile que.de vouloir du bien à M. N. afin qu'en vous obéissant je vous^ puisse témoigner combien je vous honore; mais pour ce qui touche M. N. ' , je vous assure que je ne lui ai jamais voulu de mal , et que je me tiendrai bien heureux si je puis seulement m'exempter de ses plaintes; On ne sauroit sans cruauté vouloir du mal à une personne si afïligée; et pour ses plaintes , je les excuse tout de même que s'ilavoit la goutte , ou que son corps fut tout couvert de blessures : on ne sauroit toucher si pçtr à ceux qui

\«<>ttel0itrac»tMlcàimPèra dalï>ralwTOle dénnbra tS3o, • de nème qne la pré^édei^ «t la niiTMite, et envoyée dans le pt^vet <» du P. Meracniie* »

• « Perrier. *

• « Fcrricr. -

LjrrTRB^ 1^5

sont en tel état , qu'ils ne. s écrient ; et ils^ disent souvent des injmres aux meilleurs de leurs amis', et H ceux qui s'efforcent le plus de remédier k leurs maux. J'eusse été bien aise d'apporter quelque soulagement aiix siens ; maïs , pourceque je ne m'en juge point capable , il m'obligeroit fort de me laisser en repos , et de ne m'accuser point des maux qu'il se fait à soi-même. Toutefois je lui ai obligation de ce qu'il s'est particulièrement adressé à vous pour se plaindre, et je me tiens heureux de ce que vous daiga^z prendre connoissance du différent qu'il prétend avoir avec moi. Je ne veux point vous ennuyer en plaidant ma cause; je vqus dirai seulement, en un mot, qu'il n'est fâché que de ce que j'ai vu plus daîr qu'il ne désiroit, et U sait fort.bien en son âme que je n'ai rien appris qui le touchât que de lui*méme. Que s'il dit qu'pn m'ait dit de lui quelques faux rapp<Mrts , yce n'est .que pour avoir plus . de jiré^exte de se plaindre et de s'excuser soi-même ; il s'est trompé en çela qu'il a cru me . d^sdhliger grandement en une chose qui m'étoit indiffîrente. J*ai prié le K. P. M., qui sait parfaitement toute cette a£Ëûre , devons en vouloir instriiiré; qoesi vous trouvez que j'aie failli , vous m'obligerez extrêmement de ne me point flatter , et je ne manquerai pas d'obéir ^actemelit à tout ce què vous ordcmnerez. Je suis , etc.

AU U. P. MEKSENNË'.

(Lettre 74 du tome II.) . '

' Mon RÉVÉREND PÈRE i

yc]^us m'àfSigeriea infinîment si tous aviez la

moindre opinion que je pusse jamais manquer de vous honorer et servir de toute mon' affection ; * mais je vous ai mandé à Fautre voyage ce qui m'avQÎt £eût différer à écrire 9 et vous savez avec cela que je suis un peu négligent. Je vous jure que j'ai maintenant la tête si rompue des lettres que je viens d'écrire pour M. N. % que je ne sais plus ce que j'ai à vous dire ; il m*a envoyé cette semaine - . un gros paquet 9 où il y ayoit des lettres de ceux auxquels vous verrez que j'enai écrit. J'ai cru que vous ne seriez pas marri de voir ce que je leur nïande » et que vous m'aideriez à me justifier. Il n'y a aucun d'eux qui m'ait témoigné en aucune V iaçon que M. N. ^ vous eût mêlé dans ses plain-

, ■ «t Cettt kttre est adrewéa au P. Memmie, écrite le 1$ décMsiiibre ' >• i63o. Voye* le nonreen cahier, n

• m Perrier. i* ' '

* «I Ferrier. » . ' .

L£TTR£& \'J^

tes ^ ni qui ne m ait obligé en Texcusant. M. Gassen- '^di à fait le semblable dans une lettre qu'il a écrite à M. R. S et je vous prie aussi de me justifier envers lui; mais particulièremeut je vous prie de voir le P. M.', et de lui Êdre v<nr la lettreque vous avez fait>voir à M. Mydorge ; et si vous en avez encore une autre que je vous écrivis au mois de mars dernier pour répondre à ce que vous me mandiez que se préparoit de me venir trouver, je serai bien aise qu'il voie , par ce que je vous mandois, j^e je n oublie rien à lui dire de ce qui pourra ' servir à ma cause , non point tant pour lui montrer le tort de N. , comme pour Fassurer que je n'ai pas manqué de prudence u\ de modération ^ et que j'ai méprisé ses petits desseins , plutôt que de m'en fâcher aucunement. Vous cachetterez, s'il vous plaît 9 toutes leurs lettres avànt que de leûi* don* ner , excepté celle de N. , laquelle je vous prie de faire voir à M. G. , au, P. N*. et au P. D. , et de la laisser à celui d'enti^ eux que vous verrez le dernier, pour Ja lui donner.

Je vous envoie une aiguille frottée d'une pierre d'aimant, qui pèse environ deux livres , et qui en lève jusques à vingt étant armée ; mais, désarmée,

* « Reneri. Voyez la lettre de Gaaseadi à Renerias , tome 6 de ses

» ouvrages, pages 4^ ? 4^- "

* «Voyez cette lettre ci-après, pag&éiaa, embarrassée avec une antre » d*nne date antérieure. « '

1^8 L£TÏ&£S.

elle n'en lève pas plus d'une. Il décline de cinq degrés à ce qii'cm m'a dit; mais je n'en suis pas fort assuré , caf celui qui Ta n*est pas fort intelli* gent. Je ne sais si c'est la même pierre que vous avez vue , mais on m'a dit qu'il n'y eh aToit point de meilleure en cette ville. Et si on vous demande où je suis , je vous prie de dire que vous n'en êtes pas certain , pourcecpie j'étois en résolution de ^ passer en Angleterre, mais que vous avez reçu mes lett^ d'ici , et que si où me veut écrire^ vous me ferez tenir leurs lettres. Si on vous demande ce que je£ads, vous direz ^ s'il vous plait,que je prends plaisir à étudier pour m'instruire moi-même; mais que,, de l'humeur que je suis , vçus ne pensez pas que je mette jamais rien au jour , et que jè tbiis en ai tout-à-fait ôté la créance. Je suis , etc.

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