PAR BAILLET
Paris 169i, in-4», 2 volumes.
Page 143.— année 1626.
« M. des Argues (Girard) fut l'un de ceux qu'il se fit un devoir de conserver toute sa vie. Il étoit Lyonnois de naissance ; se faisoit distinguer dès lors par son mérite personnel ; et pour ne rendre pas inutile au public la connoissance qu'il auoit des mathématiques et particulièrement de la méchanique, il employoit particulièrement ses soins à soulager les travaux des artisans par la subtilité de ses inventions. En quoy il s'attira d'autant plus l'estime et l'amitié de M. Descartes, que de son côté il songeoit déjà au moyen de perfectionner la méchanique pour abréger et adoucir les travaux des hommes. Ce fut M. des Argues qui contribua
lis NOTICRS SUR DKSARGIFS.
principalement à le faire conuoistre au cardinal de Richelieu et quoi (]ue AI. Descartes ne prétendit tirer aucun avantage de cette connoissance, il ue laissa pas de se reconnoistre très-obligé au zèle que M. des Argues faisoit paroître pour le ser\ir. 11 a survécu à M. Descartes de quelques années.