NOTICES SUR DESARGUES
autres, ayant gén^Teusement entrepris sa défense en un pas si glissant, crut qu'il suffisoil pour l'exécution de son dessin, de s'adresser au seul P. Bourdin, Cet ami ne se contenta pas de plaider la cause de M. Descartes contre le père : il chercha encore les moyens de faire entrer celui-ci dans des voyes de paix et d'amitié. C'est ce que le P. Mersenne manda à M. Descartes qui lémoigna être extrêmement obligé à M. des Argues de vouloir prendre la peine de catéchiser le P. Bourdin : ajoutant quec'etoit le meilleur expédient qu'on put prendre pour lui faire chanter la palinodie de bonne grâce, pourvu qu'il voulut se laisser convaincre.
Au sujet du livre des méditations métaphysique Descartes demande des censeurs, il dit : » au reste je ne serais point fAché que M. des Argues fut aussi l'un de mes juges, s'il luy plaisoit d'en prendre la peine, et jeme fie plus en lui seul qu'eu trois théologiens. »