‹ Œuvres. Réunies et analysées (volume 2)Chapitre 49 sur 54 · ADVERTISSEMENT AV LECTEUR · texte numérisé non relu

ADVERTISSEMENT AV LECTEUR

Voicy le premier essay, et comme vn eschantillon des fruits que mon esprit par la culture des sciences a produit depuis que j'ay commencé à opérer par le moyen delà raison, etc.

Chacun pourra scauourer de ces fruits que ie luy présente selon son goust ou selon son besoin...

384 CCRABELLE.

Le principal subiet et le plus puissant esguillon qui m'a incité à donner au public ce petit ouvrage est sans doute le maintien et la deffense de la précision et vérité, de Tamour de laquelle je suis ardemment esprist, et embrasse d'une cordiale affection tous ceux qui la professe, les suppliant de m'honorer de leurs sentiments au préiudice de mon propre interest, auquel je ne suis point attaché sinon autant que véritable. Adieu.

(Cet ouvrage deCurabelle se compose de 8< pages in quarto, avec nombreuses figures intercalées. Ne pouvant le donner entièrement, nous allons en faire une simple analyse) .

(L'ouvrage se divise en deux parties) :

a Première partie. — Contenant l'examen de son broiiillon de la coupe de pierres, imprimé en 1640 et de son liure de mesmes matières, imprimé en 1643, depuis le commencement d'iceluy liure iusques à la planche 97. »

(On voit par ce titre que Curabelle attribue exclusivement à Desargues le traité de la coupe des pierres de Bosse, de 1643. C'est même sur cet ou-

CURABKLLE. 385

vrage de Bosse que roule en grande partie l'examen).

Seconde partie. — Suile de l'examen dv livre de la coupe des pierres du sieur Desargues {c'est-àdire Bosse), à commencer à la planche 97 et finir où liuit ledit liure.

11 termine page 65 cette analyse par cette phrase :

« Si le dit sieur eust cognu et pratiqué la chose dont il a voulu parler, il ne fust sans doute tombé dans de telles erreurs, la pratique estant nécessaire à ayder et fortifier nos sens ; confirmer ou infirmer ce que la spéculation de nostre esprit auroit produit : telle et semblable censure cy dessus encourent ceux qui veulent parler des choses qu'ils n'entendent que superficiellement. Et lors qu'ils s'ingèrent d'en donner des règles ; ils ne manquent jamais de tomber dans quantité d'erreurs et défaux, qui enfin servent de matière risible aux cognoisseurs; et enfin ils se détruisent eux mesmes par leurs propres principes.

Fin de V Examen de la coupe des pierres.

Est adioint l'examen de l'vne des prétendues manières vniuerselles du sieur Desargues, touchant

Page 1