‹ Œuvres. Réunies et analysées (volume 2)Chapitre 51 sur 54 · AYANT POUR TITRE · texte numérisé non relu

AYANT POUR TITRE

DV SIEUR G. DESARGI'ES EMPLOYÉE CONTRE l' EXAMEN FAIT DE SES ŒUVRES,

PAR I. CURABELLE.

(Cet opuscule étant très-rare, nous le transcrivons ici en entier.)

Il ne faut pas trouuer estrange que le sieur Desargues employé toutes les astuces et détours imaginables, et qu'il emprunte toutes les bonnes mines apparentes dont il se peut aduiser pour replastrer la réputation qu'il s'est vainement acquise. Il faut auoiier qu'en c'este affaire si pressante il en a extrêmement besoin ; et tant luy que ses partisans doiuent en ceste occasion faire ioiier tous les ressorts de leurs artifices et souplesses ; mais aussi

on ne peut tieuuer mauuais, qu'on fasse icy \n récit véritable de tout ce qui s'est passé, pour détromper ceux qui n'auroient esté imbus que de fausses opinions de la part du dit sieur Desargues, ou receu de mauuaises impressions par la lecture de ses écrits au préjudice de la vérité. L'on scait assez que c'est le propre de celuy qui entreprend la défense d'vne mauvaise cause, de se seruir de moyens faux et indirects, qui sont colorez seulement de quelque apparence spécieuse ; mais qui n'ont la force ny la solidité d'vn bon raisonnement ; ils ne font qu'effleurer la matière, sans iamais toucher au fond que sophistiquement.

Et premièrement, il faut sçauoir, qu'au mois de ianvicr mil six cent quarante-quatre, et lors que ledit examen mis au iour tomba entre les mains du sieur Desargues, l'abord inopiné de cet examen le surprit de telle sorte et excita vn si violent orage en son esprit, que pensant parer et éluder le coup, il prit résolution de publier par risée, à tous ceux ((ui luy en parleroient, que c'estoit un foh qui n'auoit aucune science, vn simple ouurier et tailleur de pierres, mesmeque l'on ne connoissoit pas, qui s'esloit auisé de faire tel impertinent escrit, qui ne meritoil pas d'estre leu ny oonsideiv ; néant-

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moins la suite de ses discours, la confusion qui s'y remarquoit et l'altération de son esprit faisoient assez connoistre, que cet examen le touchoit de près et qu'il estoit d'vne autre nature qu'il ne le dépeignoit.

Donc ledit Desargues s'aperceuant que son premier moyen se destruisoit de luy mesme, il s'auisa d'vn second, qui fut de dire hautement que tout ce qui estoit dans ledit examen estoit absolument faux et calomnieux, et que cela ne méritoit pas d'y respondre, et que pour preuuer son dire, il gageroit cent mille liure à consigner deuanct notaires, et au dire d'excellens géomètres, d'Hollande et d'Espagne, etc., et par authorité et assistance du parlement, afin que cela fust notoire à toute TEurope. Et mesme ce deffy au sieur Langlois dict Chartres^ marchand libraire, qui vend le dit examen et lui donna charge de le dire au sieur Curabelle.

Ce que lui estant rapporté, il compara ceste rodomontade à la vanité insupportable de ces fanfarons, lesquels se vantent sans cesse de leur courage et valeur au dessus de tous les hommes, et de leurs exploits généreux qui ne consistent qu'en vne pure imagination : neantmoins se voyant pressez par quolqu'vn, e( contrains à la défense, eti

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reconnoissant leur foible, proposent de se battre, mais toujours selon la grandeur de leur courage, scauoir, à la teste de plusieurs régiments choisis en Hollande et Espagne, etc., et en quelque plaine choisie en la Grèce, et par l'authorité et les assurances des souuerains.

Et quoy que le sieur Curabelle, n'estoit obligé ce semble de respondre à cette proposition, neantmoins pour rabaisser son caquet, et satisfaire au vulgaire, il luy fit dire que cela estoit possible à tous de proposer une gageure de cent mille Hures, mais que de les consigner cela estoit particulier, et que pour cent pistoles il les pouuoit consigner entre les mains des notaires et passer acte contenant, que tous les articles dudit examen sont et seront souS' tenu précis et véritables. Au reste, qu'il n'estoit pas nécessaire de faire venir exprès des arbitres d'Hollande ny d'Espagne, pour vuider ce différent, et que s'estoit faire tort au mérite de tant d'excellens esprits qui se rencontrent dedans Paris. Ce qu'estant rapporté au sieur Desargues, iceluy s'aperceuant que son extrauagance qui n'estoit que trop visible a vn chacun, il fut contraint de faire paroistre qu'il receuroit des experts de Paris et qu'il ne gageroit que cent pistoles.

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Quelque temps après le sieur Chartres, le rencontrant luy (lit que le sieur Curabelle offroit de soustenir ledit examen, et de consigner les cent pistoles, et qu'il ne falloit pas tant de discours, mais en \enir aux effets ou se taire. 11 dit au sieur Chartres qu'il se trouueroit sans y manquer vn 2 de mars à l'heure donnée et audit an, au logis dudit Chartres, et qu'il auertit le sieur Curabelle de s'y trouuer aussi, pour de là aller passer l'acte deuant notaires, et consigner les cent pistoles.

Ce qu'ayant esté dit au sieur Curabelle qu'il ne nianquast pas de se trouuer seul à l'assignation auec les choses requises, comme les cent pistoles, ensemble les articles; et après auoir long-temps attendu, enfin le sieur Desargues enuoya vne seruante pour voir si le sieur Curabelle estoit au lieu donné, lequel parlant à la semante, la chargea de dire au sieur Desargues, qu'il yauoit beaucoup de temps qu'il l'attendoit, neantmoins s'il vouloit il pouuoit remettre la partie à demain, et que le sieur Curabelle attendoit la responce ; mais qu'il le prioit de ne point prendre la peine d'enuoyer Procureur pour luy, et que c'estoità luy que le sieur Curabelle auoit affaire, tant pour passer l'acte, que pour convenir d'arbitres.

Les choses lui ayant esté rapportées par ladite semante, et ne souhaitant rien moins que d'en venir aux effets, il n'osa paroistre, mais enuoya \n nommé Bosse partie intéressée, comme ayant à ses frais fait imprimer l'ouvrage du dit Desargues, et n'ayant autre charge que de faire signer au sieur Curahelle vn petit billet, contenant : Si le sieur Curabelle veut soustenir tout ce qui est dans frxamen qu'il a fait de mes œuvres, moy Desargues soustieus que non, au dédit de cent pisloles, etc. Le sieur Curahelle dit au sieur Bosse, que ce billet contenoit en soy à peu près son intention, mais que le sieur Desargues deuoit venir luy mesrae en personne, tant pour consigner les cent pistoles, que pour convenir d'articles, dont le sieur Curahelle en auoil fait un projet par escrit. lequel il donna au sieur Bosse, qui les porta au sieur Desargues, qui les ayant veus les i^enuoya par ledit Bosse, et prit prétexte qu'il ne vouloit point de papier que bien signé, comme si le sieur Curahelle eusse peu nier qu'il n'auoit pas donné lesdits articles, veu qu'il s'y trouua plusieurs témoins qui les virent, et en entendirent la lecture.

Le sieur Curahelle reconnoissant que tout ce procédé n'estoitqu'vne pure chicane, il dict au sieur

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Bosse encore \ne fois comme à vn homme qui n'avoit que le pouuoir deuant dit, que le sieur Desargues deuoil comparoistre luy mesme, et qu'il ne deuoit signer qu'auec luy, ou chez le notaire. Et, finalement, puisque le sieur Desargues n'auoit pas l'assurance de se treuuer à son assignation, que le sieur Gurabelle l'iroit trouuer le lendemain chez iuy pour convenir d'articles et passer l'acte, ce qui fut fait î mais auparavant de narrer ce qui se passa, il est besoin d'insérer icy les articles cy-deuant dits.

ARTICLES ET CO.NVl'NTIONS POVR SOVSTENIR L EXAMEN DES OEUURES DU SIECR DF.SARGUES , PAR JACQUES GURABELLE, AINSI QU'iL ENSUIT.

Premièrement :

Qve tous les articles contenus au Hure intitulé, Examen des œuures du sieur Desargues ^ sont et seront maintenus précis et véritable^ mais que quelques vues des figures peuuent estre réduite en moins de lignes. Ce qui se verra dans la Stéréotomie dudit

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Curabelle, comme estant son propre lien, ou dans l'agitation des conférences.

Que le sieur Desargues posera par escril son dire contre ledit examen ainsi que ledit sieur Curabelle Va cydessus posé, puis en la conférence ledit Desargues fournira ses défenses et objections par escrit deux iours auparauant ladite conférence des dites questions, pour y estre considéré par ledit Curabelle j et y respondre en la dite conférence.

Que les deux cens pistoles seront mises en depost entre les mains d'in notaire ou greffier de l'Escritoirc, qui réduira par escrit les conclusions de la dite conférence lesquels deux cens pistoles seront déliurées franches et quittes à celuy qui aura guigné selon le rapport des arbitres qui se fera en la dernière conférence, sans nul autre temps ny delay. Et que lesdits arbitres seront salariez par celui qui les desnommera, et que lesdits arbitres seront choisis pour chacune desdites parties. Vu Mathématicien et un iuré Masson des excellens de Paris, et que la pluratité des voix des dits arbitres l'emportera et si lesdites voix sont esgales, sera desnommé vn tiers de la qualité de la cause que lesdits arbitres conuiendront ensemble, ou sera jette au sort.

Lesdites conférences seront (enues deux fois la

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scvmine à tel ioiir et lieu que conuiendront lesdites parties et continueront iusques à la fm sans interruption ny délai, s'il n'y a grande cause légitime.

Audit examen, la question des noms impropres sera terminée à la fm et dernière confémice, le succez et connoissance des choses précédentes y estant nécessaire.

Il sera nécessaire de coupper quelques vue$ des pièces de traits, que iugeront les arbitres tant en l'vîie qu'en l'autre manière, pour en voir le succez et les facilitez.

En chacune desdites conférences il y aura un notaire ou greffier de l'Escritoire, pour réduire par escrit, tant les questions agitées par les parties que les conclusions des arbitres, lesquelles seront signées, tant des parties que des arbitres, notaires, ou greffier, et à la fm de chacune conférence les minutes demeureront entre les mains desdits notaires ou greffier pour y auoir recours quand beseing sera. Et sera respectivement loisible ausdiles parties de faire imprimer et mettre au iour lesdites questions agitées et résolues par lesdits arbitres. Et seront les frais des notaires, ou greffier, ensemble le lier des desnommez payé par moitié. Et tout ce que dessus sera ponctuellement obserué au dédit desdites

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deux cens pistoles, qui demeureront au profit de celuy qui aura plus de questions de son costé, selon le dire et conclusion des arbitres, comme il est cy~ deuant dict.

Maintenant reuenant à l'entreuueë du 3 mars au dit an, vous scaurez que le sieur Curabelle ayant rencontré chez le sieur Bosse le sieur Desargues, cette veuë inespérée (quoy qu'auerty), ne le fit pas tressaillir d'aise, mais comme un homme transporté de passion, il dit au sieur Curabelle, qu'il l'auoit affiché par les rues scandaleusement, et qu'il n'estoit pas honneste homme : et autres paroles inciuiles, dignes de son esprit violent et outrageux. Mais comme le sieur Curabelle s'estoit délibéré de l'aller trouuer pour faire affaire et non pour la rompre, il luy dit sommairement qu'il estoit honneste homme et qu'il pouuoit sçauoir pourquoy il le venoit trouuer, qui estoit pour conuenir de cas et d'arbitres ensemble et aller passer acte, et qu'il pouuoit déduire ce qu'il trouueroit à redire sur les articles cy-deuaut mentionnez : mais il ne voulut rien entendre, disant qu'il ne vouloit parler que par escrit signez et que le sieur Curabelle eusse à signer un escrit de ce qu'il Mtuloit soustenir, (it puis qu il penseroit a ce qu il au-

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roit affaiie. Le sieur Curabellc pensant qu'en celte extrémité il l'alloil tirer d'vue niauuaise paye ce que l'on peut, il lui cscrit et sigue vu billet dont la teneur ensuit, le soubs-signé dis que toutes les démonstrations^ tant à la figure qu'en l'escrit de l'examen du sieur Curabelle sont toutes précises et véritables sans exception ; et que partie de celles des œuures du sieur Desargues sont fausses^ au dédit de cent pistoles que ledit Curabelle est prest à consigner, et passer acte deuant notaire et au dire d'excellens géomètre et iurés Massons de Paris. Fait double ce 3 mars 1644. Ensuite le sieur Desargues en escrit et signe aussi vn qui contient ; Et moy Desargues soustiens, qu'en mes œuures et de Monsieur de Bosse oîi est ma reconnoissance^ hors une faute en l'impression d'vne page, qui n importe en rien au reste de rœuure, et qui n'a pas entièrement corrigée; au surplus de ce qu'il se veut mesler d'y reprendre, il le reprend tant mal à propos. Et il est faux qu'en aucune de mes démonstrations des règles de la coupe des pierres, de perspec~ tive, de cadran, il y ait aucune erreur, à peine de cent pistoles au dire des sçavans géomètres, et en si bonne compagnie qu'on scauroit proposer, ei offre

(l'en passer acte deiiant notaire et consigner entre leurs mains. A Paris ce 3 mars 1644.

Ce qu'estant fait, il se meut quelque parole de la uature de ce qui est cy-deuant dit. Etfmalement en sortant le sieur Curabelle luy demanda quand il desiroit qu'il le vint reuoir pour passer leurs actes; il répondit tout effrayé, que le sieur Curabelle et luy ne se verroient plus que par escrit : Ce qui faisoit bien voir qu'il ne demandoit pas de s'aprocher, mais chicaner.

Le 5 iour dudit mois de Mars et an, le sieur Desargues enuoya au sieur Curabelle \n simple escrit, contenant le projet de l'acte qu'il vouloit passer, lequel le sieur Curabelle refusa disant, puisqu'il ne vouloit point d'escrit du sieur Curabelle que signé, qu'aussi il n'en vouloit point de luy qui ne fusse signé.

Le 7 Mars audit an, le sieur Curabelle renuoya les articles cy-deuaut escriis, intitulés : Articles el conuentîons, etc., par le sieur Chartres qui les auoit fait collai ionner par deuant notaires et les donna au sieur Desargues, mais ausdils articles il y en a vu d'abondant qui est, ie consens que ledit Dcsargnes fasse l'aclc cl contract tant authentique qu'il voudra, fasse (rouuer aux conférences telle

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personne, et en tel lieu qu'il désirera ; mais seulement les arbitres desnommez auront voix et pouuoir, estant iuges etcompetans. Et ce fut fait, d'autant que ledit Desargues disoit verbalement, qu'il desiroit faire cette conférence solemnelle et par de nos seigneurs de la cour.

Quelque temps après il s'auisa d'vn prétexte qui fut de dire, que des articles cy- dessus collationnés deuant notaires, nul n'estoit chargé de l'original, il fallut que le sieur Chartres fit refaire vue autre collation deuant notaires desdits articles, ou ledit Chartres demeuroit chargé de l'original promettant et s'obligeant de le représenter quand requis seroit; et fut donné audit Desargues le 17 Mars audit an.

Le 1 1 Mars en suiuant, le sieur Desargues renuoya et signa le mesme project d'acte à peu de choses prez qu'il désiroit passer deuant notaires, dont il est icy déduit quehju'vn des cas irraisonnables : l'un est qu'il se rapporte au dire d'excellens géomètres et autres personnes sçauantes et désintéressées et en tant qu'il seroit de besoins aussi ^ des iurez Massons de Paris. Ce qui fait voir euidemment que ledit Desargues n'a aucune vérité à déduire qui soit soustenable, puis qu'il ne veut pas

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des vrays experts pour les matières en conteste, il ne demande que des gens de sa cabale, comme de purs géomètres, lesquels n'ont iamais eu aucune expérience des règles des pratiques en question et notamment de la coupe des pierres en l'architecture qui est la plus grande partie des œuures de question, et partant ils ne peuuent parler des su Injections que les diuers cas enseignent.

Les excellens architectes et iurez Macsons , ou Massons, n'ont seulement les théories competantes, comme estant géomètres de la perspective et quadrans et notamment des lignes et panneaux de la coupe des pierres en l'architecture, pour en connoistre les erreurs autant que sçauroient connoistre les géomètres, mais de plus ils ont la connoissance si les règles sont faciles h pratiquer selon l'occurence des diuers cas de la massonnerie; si elles ont toutes les parties des coupes nécessaires pour la bonté de l'ouurage, si elles ont toutes les parties requises pour effectuer entièrement le proposé, si elles sont générales dans tous les cas des pratiques ; si les ouuriers s*en peuuent seruir selon les contraintes de la méthode requise en l'art de massonnerie ; si elles ont des parties desrobées des anciennes manières, et autres tels cas, comme des

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uoms impropres de l'art, desquels le sieur (Ujral)clle fait pou de cas pour ce dernier au respect des règles et constructions qui enseignent le requis ; et c'est de ces matières que traite ledit examen, et rien de plus. Maintenant on laisse à iuger si telle connoissance n'appartient pas entièrement aux excellens architectes et iurez Macsons, ou Massons et si le sieur Curabelle luy a relâché et relâche encore et luy donne cet aduantage, qu'il y aura des purs géomètres; n'est-ce pas faire voir clairem(;ut à tous que ledit sieur Curabelle désire extrêmement l'attirer aux conférences?

En autre endroit de son dict projet d'acte il dit, Us nommerons chacun entre les commissaires deux de nos seigneurs de la cour, pour receuoir\le serment, présider aux conférences et iugcmens^ le sieur Curabelle luy a répliqué et signé comme deuant est dict, quil consentait, qu'il feroit l'acte, s'entend des conférences et résultat d'iceux et con tract, tant autlientique qu'il voudra; s'entend de la faire authoriser par nos seigneurs delà cour et commettre tels commissaires qu'il leur plaira, tant pour receuoir les sermens des arbitres, que leurs rapports, pour estre par la cour fait droirt; De plus le sieur Curabelle perniLtloit. qu'il fit irouucr aux

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conférences telles personnes, et en quel lieu qxCil désireroit ; mais seulement que les arbitres dénommez auroient voix et pouuoit estant iuges capables. S'euteud qu'il pouuoit faire trouuer aux conféiences tels Messieurs ou conseillers de la cour, ou autres de sa connaissance, mais qu'il estoit raisonnable que les arbitres dénommez pour examiner les règles des pratiques cy-deuant dites, eussent seuls voix et pouuoir et n'estre présidez ausdites conférences en tel sujet de leur art, par aucuns des Messieurs de la cour; De plus le sieur Curabelle ne pouuoit délibérer, ny se promettre que Messieurs de la cour voulussent agir, et se rabaisser à voir, ou faire couper des pierres, pour faire les expériences et autres tels cas auec des arbitres ; et prétend que c'est vne insigne témérité à Desargues de se promettre obliger Messieurs delà cour à telle chose. D'ailleurs le sieur Curabelle ne pouuoit trouuer d'arbitres qui luy accordassent ses glosses, disant que cela ne s'estoit iamois veu.

Il peut croire que si le sieur Curabelle eusse peu délibérer de Messieurs de la cour, ensemble des arbitres selon les glosses, qu'il luy eust relasché et bigué sa demande aussi bien qu'il lui a relasché autre chose cy-deuant dite. Il pourra dire pour sa

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(léfense, qu'il (Icmaiidc <los Mcssicuis tic Ja cDur pour faire et apporter par Iciii- authoi-ité le silence et le respect en cette conférence mais a\ant esté rendu comme maistre pour disposer du lieu des conférences, et (lu'il ii'yroit que telle personne qu'il désireroit, s'entend hors les nécessaires; il semble que son obiection est bien faible, car il ny peut auoir ainsi qu'il faut croire, que des honnestes gens qui scauront bien garder pour le moins le silence et le respect que ledit sieur. Déplus vous sçaurez qu'au bas du double du project d'acte cydeuant dict, et en conséquence que ledit sieur Desargues faisoit dire verbalement, qu'il ne vouloit pas que le sieur Curabelle luy prescriuisse des articles, et que c'estoit à luy de luy en prescrire, et qu'il vouloit que les noms impropres fussent agitez au premières conférences, le sieur Curabelle souf,criuil et signa ce qui ensuit : Ce tourd'hui 2 1 ma?s 1644 t'ay reçu du sien?- Bosse la copie du proiccl d'acte cy-dessus, signé Desargues le \8 mars, que ie ne puis accepter quant aux articles, ainsi suiurc celle que lai donnée audit sieur, excepté que les noms impropj^es seront agitez en telle conférence que les arbitres commendronl. Fait double aux dattes cg-desus, etc.

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Mais fie plus ledit Dosarf?iies a souiient dit et à plusieurs personnes, qu'il vouloit que le sieur Curabelle soustint généralement toutes les choses mentionnées audit examen, et qu'en tel cas il faut astre impeccable , prétendant par là que de 80 cas ou plus et mesme de ceux qui ne sont de la substance des subjects , et qui n'ont aucune vérification n'y démonstration, comme par exemple les noms impropres et autres cas de telle nature, lesquels ledit sieur ne prétend qu'attaquer, s'il arriuoit que les arbitres luy en iugeassent quelq'vne, il prétendoit auoir le gain et le dessus, quoy que toute l'entière substenne des règles et suiect dudit examen fust bon ; le sieur Curabelle respond, qu'estant icy question de liures et examen d'iceux, qui traitent seulement quelque partie de géométrie, appliquée à la perspectiue, quadrans et coupe des pierres en l'architecture, pour ce qui est de la substance et base dudit examen, comme les figures, constructions, démonstrations et escrit d'iceux, enseignant la susdite perspectiue. quadran et coupe de pierres, lesquels ont leur preuue, certitude et démonstration, en ce cas le sieur (^curabelle luy soustient le tout précis et véritable sans exception, an diie d'excellents géomètres et iurJ-s

Massons, ainsi qu'il a sij,^iit' audit Desargues le 3 mars, consentant que si en ieelle il se Irouue la moindre partie de faux, ledit Desargue aye le prix. Et que pour ce qui est des noms impropres et autres cas de telle nature qui n'ont point de certitude ny démonstration qu'il donne des iuges impeccable , puis le sieur Curabelle auisera de les soustenir tous, et aux conditions et peines cy-dessus, c'est pourquoy en attendant que ledit Desargues donnât des iuges impeccables pour les cas cy-deuant dits : et le sieur Curabelle ayant à soustenir le tout en globe, tant l'essentiel des règles et substance dudit examen, que les noms impropres, et autre cas de telle nature, il mit dans Fvn de ses articles cy-deuant déclarés, que le prix demeiireroit au ^profit de celiiy qui auroit plus de questions résolue de son costé, selon le conclud des arbitres ; Ledit Desargues, dira qu'il n'a pas dit dans son projet d'acte cy-deuant, auquel il remet toujours ses autres escrits, qu'il prétend auoir le prix s'il a \ne ou deux des questions des noms impropres de son costé mais il a dit l'équivalent, vsant de ces termes , à celuy dont les obiections auront esté iugees raisonnable d'autant que les règles apuiées de géométrie, se iustifient et ter-

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minent par résolutions et démonstrations certaines, et non pas obiections, mais bien les cas qui n'ont aucune certitude.

Maintenant vous remarquerez par cecy, et comme cy-deuant est dit, qu'il ne désire parler de la substance ny base dudit examen, ainsi de la couuerture, comme de quelques noms impropres, ou que le sieur Curabelle l'a scandaleusement repris, et autre cas de semblable nature : ce qui ce iustiOe, tant dans son affiche cy-après, que dans son dit projet d'acte, quand il demande que ce soient , Messieurs de la cour qui président aux conférences et igugemens , plus dans la page 3 d'un libel imprimé le 18 auril audit an, où il dit, des faits en conteslation, les vus regardent la géométrie conteîtiplatiue, d' autres la grammaire , d'autres le raisonnement, autre la police, autre le droict; véritablement les arbitres et experts en ce cas n'y auroient guiere affaire.

11 dira que son dit billet signé au sieur (Curabelle , le 3 mars soustient , (/ue hors vne faute d'impression, tout ce quau surplus ce que ledit sieur Curabelle s'est voulu mesler de reprendre^ il le reprend tant mal à propos ; mais si l'on considère son projet d'acte cy-deuanl dit, receu par le sieur

roini.iissi- piTOYABLi:. 409

Curabelle lo 21 Mars, si iccluy proiet cstoil passé eiitreux deuaiit notaires, il casseroit les billets cydeuaut signez, car il u'en fait aucune mention, ains à des gloses contre.

En conséquence de cecy le sieur Desargues s'auisa de faire croire au commun, que le sieur Curabelle refusoit de soustenir ledit examen, et pour cet effet, enuiron le 2 auril audil an. il eust l'effronterie de publier une affiche calomnieuse que plusieurs peuuent auoir veuë intitulée, La honte du sieur Curabelle, qui refuse de maintenir etc., où est à remarquer outre les calomnies et fau s selez d'icelle, comme ce que dessus le fait voir que le dernier articles et glose de l'affiche contient ces mots. // ne faudra qu'aller sans autre façon deuant les notaires passer l'acte desia proiecté, etc. D'où il paroist qu'il met à couuert toutes les faussetez et deffys du précédent, quand il glose de passer les conuentions selon son projet d'acte; en conséquence de cette affiche et pour satisfaire au commun, le sieur Curabelle en auoua vne autre du 6 avril, qui fust affiché à costé de celle du sieur Desargues intitulée, calomnieuses faussetés contenues, etc.. Dans laquelle affiche estant déduit quelque article du proie! d'8cte du sieur Desar-

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gues qui estoit irraisonnable en partie. Imfin rvne des conclusions est et pour confirmer son incapacité et lui renuoijer sa honte sur luy mesmcj ledit Curabelle offre encore de prouuer aux conditions deuant dites, que toutes les choses qu'il a faites dans l'affiche et examen sont précises et véritables , et que celles du sieur Desargues sont fausses et calomnieuse^ ainsi qu'il les a proiiuées et prouuera, luy donnant c'est adtiantage que s'il n'a deux fois autant de questions résolues de son costé, que le sieur Desargues aura du sien , il perdra la somme proposée et en passera acte.

L'on voit par là comme le sieur Curabelle s'oblige en globe de soustenir nonseulemeut Tessentiel et base de quoy traite ledit examen; mais aussi toutes les plus simples choses touchées, et qu\n chicaneur pouuoit désirer, s'il auoit eu le moindre droict imaginable.

En suite de ce ledit Desargues fist ouuertement paroistre son dessein de surprise et de chicane, en faisant le 23 auril faire vne sommation par vn sergent audit Ourabelle, à respondre dans trois jours, et dans le temps que ledit (Mirabelle estoit aux cliamps ; neantmoins arriuant le 20 auril, il (ist respouce, laquelle il fit signifier audit

FOIBI.F.SSF, PITOYABI.i:. 4\]

Desargiies, disaiil ceimird'lmy %\ aurit 1611 7 V« veu vn acte contenant quatre pages de discours confus, ambigus et extrauagans etc, auquel ie respond que le sieur Desargues n'a point souvenance de l'affiche du 0 attril audit an, aduoué par moy, contenant en conséquence tout ce qui se peut relâcher pour l'attirer aux conférences, fait double^ etc.... Ensuite le sieur Desargues estant assuré d'vne surprise qu'il faisoit secrettement k la cour, comme il se verra cy-après , il fit imprimer un libel de ladite sommation et responce intitulée, sommation faite au sieur Curabelle etc. , à Paris le \ 8 «Mn7 1644. Lequel est imprimé le 18 auril, et le sieur Curabelle n'auoit fait responce que le 2G auril ; ce libel de sommation fut dispensé et donné ainsi que l'on fait au bout du Pont-Neuf, les libels des charlatans par ledit Desargues et autres es places publiques et notamment le matin premier May, en la place Notre-Dame de Paris, espérant par la calomnier ledit Curabelle.

Ledit libel de sommation contient en la page 3 ce qui a esté cy-deuant dit, sçauoir, que des faits qui se rencontrent entreux , les vus regardent la géométrie contemplative, d'autres la grammaire, d'autres le raisonnement , autre lo police.

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autres In droict, et quil est nécessaire que les arbitres qui seront nonwiez soient des personnes entendues en chacune de ces vialieres, comme peuuent estre des iuges et des géomètres^ etc. 11 a esté «lit cy-deuant de quoy traitent les liures et examen en question, et de qu'elle qualité doiuent estre les experts nommés, d'où l'on voit l'intention dudit Desargues qui paroistra bientost. En vn autre endroit page 4 il dit, quand ledit Curabelle aura déclaré par escrit en termes exprez qu'il entend maintenir tout ce qu'il y a dans lesdites affiches et libels^ ou quil aura costé par escrit signé tout ce qu'il n'en veut pas maintenir, ledit Desargues etc., verra de luy faire ouuerture pour terminer tout définitivetuentpar la décision d'vn, deux ou trois articles^ Faut remarquer, que quand ledit Desargues eust fait des ouuertures d'articles ou rodomontades cent fois plus auautageuses, et que la capacité du sieur Curabelle eust esté assez basse pour les receuoir : Neantmoins il ne les pouuoit accepter, ny tout ce qui s'en suit, d'autant que le reteuton et globe sur quoy sont appuiées lesdites ouuertures d'articles ou rodomontades, requeroient du sieur Curabelle vue rétractation de la vérité et de son signé : (.ar tant par les raisons déduites cy-deuant,

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(Htmiiic pai' les si<,au''.s cl articles colhiUoiinc/ doiiaiil notaires, et alliclies, auouez dudit Ciirabelie. il s'oblige , de maintenir tout ce qni est contenu dans ledit examen et affiches, apiès quoy il faut auoir vne extrême impertinence pour demander audit Curabclle, qiCil signe qu'il ne veut pas maintenir, puis il verra de faire ouuerture, etc., comme s'il y auoit quelque chose de faux, et non sousteuable tant dans ledit examen , comme dans les afïiches. Ce qui fit que le sieur Curabelle qualilia en sa réponce tel escril, d'ambi gui té, de confusion et d'extrauagance. Et le reste est laissé à dire au lecteur. Le 4 May audit an, il fit paroistre ouuertemeut son intention, faisant signifier audit Curabelle, que les parties en viendroient parler sommairement, deuant Monsieur de la Nauue. Ce qu'il auoit obtenu au Parlement secrettement, subrepticement et sous le faux entendu d'vne requestre, laquelle n'a pour meilleur fondement, sinon que le sieur Curabelle coutrement à son priuilege, d'autant, dit-il, qnil a copié de ses œuures dans ledit examen, pitoyable récrimination comme cydeuaut en matière de science : de plus de vouloir faire nommer d'experts à sa fantaisie, qui eussent examiné telle partie de l'examen qu'il leur eust

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semblé bon estre, puis la dessus clncaner et faire donner des arrests par surprise, pour ensuite ietter de la poussière aux yeux du vulgaire. Il faut sçauoir que l'affaire n'est pas de si petite conséquence, pour en parler sommairement. lien faut examiner les particularitez meurement, même effectuer en petit les pratiques, notamment de la coupe des pierres, car l'on scait que le sieur Desargues est vu mauuais praticien et, en ce qu'il a voulu pratiquer, il y a réussi fort mal, et la pratique luy a fait connoislre ce que sa spéculation estropiée n'auoit prémédité, les lieux luy seront cottes s'il en ignore. Gela regarde autant l'honneur des anciens architectes, sculpteurs et peintres comme de ceux d'aprésent, qui est la (juerelle que le sieur Curabelle maintient et fait voir ce que le sieur Desargues a copié de leurs œuures par déguisement , ensemble l'injure qu'il leur fait, quand il dit mot pour mot au bas de l'escrit de la première fueille de son brouillon de la coupe des pierres, en parlant de sa perspectiue. Cesle manière iey quoy qiion veuille dire, donne encore la connoissance de la raison des efj'ccts (jénéralement de toutes choses, ausquels tous les peintres et sculpteurs et semblables essayent de paruenir à force de pratiquer en tatou-

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liant, qu'ils nomment csludicr. VA plus has il dit en parlant de la coupe des pierres, Elles entendus en la manière de trait qu'ils ont receu de la iraditiue ou descouuert en tâtonnant, auront de la peine à se persuader qu'il y ait quelque chose à désirer en la manière de trait dont à Paris on fait les chefs d'œuures pour la maistrise de l'art de massonnerie : Puis en l'escrit cy-allegui', et au l>as (le la page 4, il dit, en laquelle règle ils se mescontent sonnent à faute de l'entendre à fond, et ceux mesmes qui se piquent de maistrise et d'exceller. L'on ne s'estonneront pas de ceste insolence si l'on veut voir la fin de la lettre de Monsieur de Beaugard imprimée en 1639. Ou parlant àv\ sieur Desargues, il dit, si vn iour fautheur liiy mesme ne m'eust dit que son brouillon surpassoit de beaucoup l'œuure d'J polonius , l'on auroit peine de s'imaginer qu'il y eust vn iiomme capable d'vne si haute folie, car Apolonius est le plus excellent géomètre de l'antiquité, et l'admiration du présent; mais c'est la cousturae dudit sieur de mespriser extrêmement ceux dont il desrobe les œuures avec dé guisement, pour mieux couurir son larcin.

Ce que dessus étant bien considéré, et que le sieur Curabelle professe l'architecture et masson-

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nei'ie, et qu'il y a des notables erreurs à reprendre iuix (iHiures du sieur Desargues, afin de désabuser le public, l'on ne se pourra ranger du coslé de ceux qui ont voulu dire, que le sieur Curabelle se fust bien passé de faire ledit examen ; qu'il est trop piquant, et fait paroistre vne trop grande cnuie de reprendre.

En suite de ce le sieur Curabelle présenta vne requeste à nosseigneurs de Parlement, remonstrant que l'affaire de question ne se pouuoil traiter sommairement, veu l'importance de la matière, ains qu'elle meritoit d'estre meurement délibéré, il fut dit, soit communiqué à la partie^ ice qu'estant fait le 12 May fut ordonné, que les parties en vien- (Iroicnt au premier iour. Et voila à quels termes l'aiTaire est à présent réduite, (jui a fait venir pour le moins vn cheveu blanc au sieur Desargues, qui esperoit, ainsi qu'il auoit commencé, d'obtenir subrepticement et par surprise, en circonuenant la Religion de la cour, vn arrest précipité, et à sa poste comme deuant est dit. Ce qui fait voir qu'il ne le désire solemnel qu'en apparence, son dessein n'est pas de toucher au fond, ny en venir aux cffetcs, il ne demande pas, que tant les raisons agitées des parties sur tous Us articles, ensemble le

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conclud des arbitres sur chacun , soient rediriez par escrit pour estrc mis au iour, afin (fuc tant à présent qu'à l'adurnir, vu chacun réçoiuc la louange ou confusion quil mérite, qui est l'vne des choses que requiert ledit Curabelle.

Si le sieur Desargues auoit des raisons à dire, ensemble des démonstrations conuainquantes la moindre de celles dudit examen il ne s'y seroit pas espargné la vérité de la géométrie ne se cache pas, lors que l'on a des raisons à déduire, le sieur (Airabelie ne cache pas l'Examen, ou sont cottes et demonstrés les erreurs du sieur Desargues, tout le monde le voit; et l'on peut voir qu'en 1642 et contre vn liure de perspectiue pratique où estoit insérée vne cage de perspectiue dudit sieui , il ne s'y espargna pas, il lit deux aftiches, l'vne intitulée, Erreur incroyable, etc., et l'autre, Fautes et faits setez énormes, etc., plus en auril audit an 1642 il fît imprimer un petit liuret auec figures et démonstrations intitulé, Six erreurs des pages, ett;. Et en la fueille 3 dudit liure, il dit, mais tout ainsi qu'il y a aussi le clair et le brun à cause de la lumière et de l'ombre ; il y a aussi le clair et le brun à cause du fort et du faible. L'on l'auertit puis qu'il a creu que le sieur (Curabelle ne connoissoit rien

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