‹ Œuvres. Réunies et analyséesChapitre 45 sur 66 · DE LA PRATIQUE DE LA PIRSPECTIVE · texte numérisé non relu

DE LA PRATIQUE DE LA PIRSPECTIVE

rance l'un que l'autre, et ayant leurs touches do force égale, sont veus par des rayons visuels de longueur égale; en ce cas, les impressions de leurs touches dans l'œil sont de mesmes égales entrelles et la sensation visuelle de l'un y revient à celle de l'autre, sans qu'il y ait rien à refaire en leurs louches ; et quand ils sont veus par des rayons de longueur inégale, en ce cas, les impressions de leurs touches dans l'œil sont inégales entrelles, et la sensation visuelle de l'un ne renient pas à celle de l'autre ; mais celle de celuy qui est veu parle rayon moins long ou plus court, y est plus forte que celle de l'autre. Et partant si l'on veut qu'en ce cas l'impression dans l'œil, autrement la sensation visuelle de la touche du perspectif d, reuienne à celle de son correspondant géométral D, la raison veut qu'on en altère qui est à dire affaiblisse ou fortifie la touche, à proportion de ce dont le rayon comme AD vient à différer de celuy comme kd; sçauoir à proportion de ce dont l'interuale géomelral BD diffère de celui BC, qui est à dire à proportion de ce dont le pied de font perspectif de l'endroit d diffère de celuy de l'endroit D.

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