‹ Œuvres; revues sur les manuscrits originaux et les éditions les plus correctes (volume 3)Chapitre 29 sur 65 · SUR LES FONDEMENS · texte numérisé non relu

SUR LES FONDEMENS

» ennemi mettra sur vos épaules un joug de fer par » lequel vous serez brises (0 ». Cest-à-dire , comme nous l'avons déjà expliqué, vous n'avez pas voulu vivre sous un empire doux et légitime ; vous serez justement soumis à une dure et insupportable tyrannie.

Deux conditions de l'empire de Dieu nous sont ici exprimées : il n'y en a point de plus légitime , il n'y en a point de plus doux. Vous n'avez pas voulu servir Dieu votre Seigneur ; et certes il n'y a point de Seigneur dont le droit soit mieux établi, ni le titre plus légitime. Il nous a faits, il nous a rachetés : nous sommes par la création l'œuvre de ses mains, par la rédemption le prix cle son sang ; par la création ses sujets , par la rédemption ses enfans. Nous sommes son bien, nous portons sa marque , créés à sa ressemblance , scellés de son Saint-Esprit ; et nous ne pouvons le désavouer sans que le fond de notre être ne nous désavoue , ni enfin le renoncer sans renoncer à nousmêmes.

Si cet empire est le plus légitime , il est aussi le plus naturel : étant le plus naturel , il est par conséquent aussi le plus doux. Ce n'est donc pas sans raison que la joie du cœur est promise à ceux qui servent le Seigneur leur Dieu. Car celui-là est content qui est dans l'état que la nature demande. La joie se trouve donc nécessairement dans le service de Dieu ; l'abondance y est aussi et la plénitude. Nul ne sait mieux ce qui nous est propre que celui qui nous a faits. Nul ne peut mieux nous le donner,

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