‹ Œuvres; revues sur les manuscrits originaux et les éditions les plus correctes (volume 4)Chapitre 34 sur 58 · XXVII. 54. — (5) lUcl · texte numérisé non relu

XXVII. 54. — (5) lUcl

meure pour être le Re'dempteur ; vraiment c'étoit le Fils de Dieu.

J'ai dit que nous trouverons à la croix Tattrait [ qui nous gagne au Père ; ] car Dieu a tellement aimé le monde, qu'il lui a donné son Fils unique : j5/c' Deus dilexit mundum , ut Filium unigenîtum daret (0. [La croix nous présente ] le conquérant du monde : Et ego si exaltatus fiiero à terra j omnia traham ad meipsum (2} : « Et pour moi , quand j'au- » rai été élevé de la terre, j'attirerai tout à moi ». JVemo potest vcnire ad me , nisi Pater , qui misit me, traxerit eum (3) : « Personne ne peut venir à moi, )) si mon Père qui m'a envoyé ne l'attire ». [ De la croix découle ] ce parfum et ce baume [ céleste, qui adoucit toutes nos peines , et nous fait marcher avec un saint transport. ] Trahe me , post te curremus in odorem unguentorum tuorum (4) 5 « Entraînez- » moi, nous courrons après vous à l'odeur de vos » parfums ». Suavité, chaste délectation, attrait immortel , plaisir céleste et sublime.

La croix en est la source, et elle nous les fait éprouver à mesure que nous nous unissons à elle plus intimement. Rien de plus doux , de plus aimable que le règne du Sauveur; c'est par les charmes de sa beauté et l'éclat de sa majesté, dont il se sert comme d'un arc pour soumettre ceux qui lui sont opposés , qu'il triomphe de nos résistances : Specie tua et pulchritudine tud intende. Quand il commence à vous appeler dites - lui : Prospère procède {^) , avancez-vous et combattez avec succès. Quand il

(0 Joan. III. 16. — W Ibid, xii. 32. — C^) Ihid. vi. 44- — (4) Cant. 1, 3. — i,5)P^. XÏ.1V. 5.

livre le combat et attaque vos passions, demandezlui qu'il e'tablisse son règne sur votre cœur ; et régna.

Le docteur, [le juge du monde paroi t à la croix : ] Nunc judicium est mundi (0. Tout est ramassé dans la croix j [ elle est un ] symbole abrégé du christianisme.

Ah ! cette pécheresse , ah ! Marie , sœur du Lazare, baisent ses pieds ; avec quelle tendresse ! Les parfums, les larmes , les cheveux , tout [ est employé à exprimer les sentimens de leur cœur : ] mais ses pieds n étoient point encore percés , ni devenus une source intarissable d'amour. « Venez, adorons-le; j) prosternons-nous et pleurons devant le Seigneur M qui nous a créés » : Venite adoremuSj et procidamus : pîoremus coram Domino quifecit nos (2},

CO/o^rn. XII. 3i.— W Ps. xciv. 6.

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