LIVRE SIXIÈME
Raison de la préférence qu'on a donnée à saint Augustin dans la matière de la grâce. Erreur sur ce sujet, à laquelle se sont opposés les plus grands théologiens de FEglise et de FEcoIe.
Chap. i. Doctrine constante de toute la théologie sur la préférence des Pères qui ont écrit depuis les contestations des hérétiques. Beau passage de saint Thomas , qui a puisé dans saint Augustin toute sa doctrine : passages de ce Père. 3o2
Chap. ii. Ce que l'Eglise apprend de nouveau sur la doctrine : passage de Vincent de Lerins. Mauvais artifice de M. Simon et de ceux qui à son exemple en appellent
anx anciens , au préjudice de CtiiX qfii ont expressément traité les matières contre les hérétiques. Page 3o5 Chap. III. Que la manière dont M. Simon allègue l'antiquité est un piégcponr les simples: que c'en est un autre d'opposer les Grecs aux Latins. Preuves, par M. Simon lui-même, que les traités des Pères contre les hérésies sont ce que l'Eglise a de plus exact. Passage du P. Petau. 3o6
Çhap. jv. Para ogisme perpétuel de M. Shfnon , qnî tronque les règles de Vincent de Lerinâ sut l'antiquité et l'universalité. 3 1 o
Chap. v. Illusion de M. Simon et des critiques modernes , qui veulent que l'on trouve la vérité plus pure dans les écrits qui ont précédé les dis^rates : exemple de saint Augustin , qui , selon eux , a mieux parlé de la grâce avant qu'il en disputât contre Pelage. 3 1 1
Chap. vi. Aveuglement de M. Simon, qui, par la raison qu'on vient devoir, préfère les sentimens que saint Augustin a rétractés à ceux qu'il a établis en y pensant mieux : le critique ouvertement serai-pélagien. 3i2 Chap. vu. M. Simon a puisé ses sentimens manifestement hérétiques d'Arminius et de Grotius. 3 16
Chap. VIII. Les témoignages qu'on tire des Pères qui ont écrit devant les disputes ont leur avantage. Saint Augustin recommandable par deux endroits. L'avantage qu'a tiré l'Eglise de ce qu'il a écrit après la dispute contre Pelage. 3 19
Chap. ix. Témoignage que saint Augustin a rcndn à la vérité avant la dispute. Ignorance de Grotius et de ceux qui accusent ce Père de n'avoir produit ses derniers sentimens que dans la chaleur de la dispute, 32S».
Chap. x. Quatre états de saint Augustin. Le premier incontinent après sa conversion , et avant tout examen de la question de la grâce. Pureté de ses sentimens dans ce premier étal. Passage du livre de l'Ordre , de celui
des Soliloques, et avant tout cela du livre contre les académiciens. Page 3si4
Chap. XI. Passage du livre des Confessions. 829
Chap. xri. Saint Augustin dans ses premières lettres et dans ses premiers écrits a tout donné à la grâce. Passages de ce Père dans les trois livres du libre Arbitre : passage conforme à ceux-là dans le livre des Mérites et de la Rémission des péchés. Reconnoissance que la doctrine des livres du libre Arbitre é toit pure, par un passage des Rétractations , et un du livre de la Nature et de la Grâce. 33 1
Chap.xiii. Réflexions sur ce premier état de saint Augustin. Passage au second , qui fut celui où. il commença à examiner, mais encore imparfaitement, la question de la grâce. Erreur de saint Augustin dans cet état , et en quoi elle consistoit. 336
Chap. xiv. Saint Augustin ne tomba dans cette erreur , que dans le temps où il commença à étudier cette question , sans l'avoir encore bien approfondie. 338
Chap. xv. Saint Augustin sort bientôt de son erreur par le peu d'attachement qu'il avoit à son propi'e sens, et par les consultations qui l'obligèrent à rechercher plus exactement la vérité : réponse à Simplicien : progrès naturel de l'esprit de ce Père, et le troisième état de ses connoissances. 339
Chap. xvi. Trois manières dont saint Augustin se reprend lui-même dans ses Rétractations : qu'il ne commence à trouver de l'erreur dans ses livres précédens que dans le vingt-troisième chapitre, du premier livre des Rétractations : qu'il ne s'est trompé que pour n'avoir pas assez approfondi la matière , et qu'il disoit mieux , lorsqu'il s'en expliquoit naturellement, que lorsqu'il la traitoit exprès, mais encore foiblement. 34i
Chap. xvii. Quatrième et dernier état des connoissances de saint Augustin , lorsque non-seulement il fut parfai-
tement instruit de la doctrine de la grâce, mais capable de la défendre : l'autorité qu'il s'acquit alors. Conclusion contre l'imposture de ceux qui l'accusent de n'avoir changé que dans la chaleur de la dispute. P^S^ 344
Chap. XVIII. Que les changemens de S. Augustin, loin d'affoiblir son autorité, l'augmentent, et qu'elle seroit préférable à celle des autres docteurs en cette matière, quand ce ne seroit que par l'application qu'il y a donnée. 346
Chap. XIX. Quelques auteurs catholiques commencent à se relâcher sur l'autorité de saint Augustin à l'occasion de l'abus que Luther et les Luthériens font de la doctrine de ce saint. Baronius les reprend , et montre qu'en s' écartant de saint Augustin, on se met en péril d'erreur. 348
Chap. xx. Suite des témoignages des catholiques en faveur de l'autorité de saint Augustin sur la matière de la grâce depuis Luther et Calvin. Saint Charles, les cardinaux Bellarmin, Tolet et du Perron, les savans jésuites Henriquez , Sanchez , Vasquez. 35o
Chap. xxi. Témoignages des savans jésuites qui ont écrit de nos jours, le P. Petau, le P. Garnier, le P. Deschamps. Argument de Vasquez pour démontrer que les décisions des papes Pie V et Grégoire XIII ne peuvent pas être contraires à saint Augustin. Conclusion : que si ce Père a erré dans la matière de la grâce , l'Eglise ne peut être exempte d'erreur. 354