TOB., VII, 7; i
3. On appelle Prémices, dans le nord de la France, la célébralion solennelle de la première messe du nouveau prêtre dans sa paroisse natale.
fils par son père et sa mère, avant de se relever, et de les bénir lui-même à son tour comme prêtre. J'en sais même de qui les lettres ont retenu cet usage filial et chrétien. « Bénissez-moi, comme je vous bénis », écrivent-ils; c'est leur salut final.
Je pourrais même m'élever encore plus haut, Messieurs, et vous produire l'exemple de vénérables évêques, qui sont vôtres par leur patrie, et qui, revenant pour quelques jours sous le toit de leur naissance, y reprennent aussitôt leurs habitudes d'enfant, faisant bénir chaque jour par leurs vieux parents étonnés le front de l'oint du Seigneur i.
Enfin, dans une autre milice, jusqu'où n'est pas allé, chez de jeunes soldats, le culte, j'allais dire la superstition de cette religion domestique? Une vénérable mère que je pourrais nommer, qui est peut-être ici, m'a raconté que son fils, enrôlé volontaire aux zouaves pontificaux, n'eut pas plutôt reçu son fourniment et ses armes, qu'il vint pieusement déposer sa baïonnette et son sabre sur ses genoux, en lui demandant de les bénir. Il va sans dire qu'elle se récusa : cela dépassait manifestement ses pouvoirs. Mais elle pleurait encore en me racontant le fait.
Eh bien. Messieurs, veuillez le croire : cet usage est un arbre de vie planté dans la famille. Vous