‹ Œuvres saintesChapitre 51 sur 96 · SES NOCES D'OR A ORLÉANS · texte numérisé non relu

SES NOCES D'OR A ORLÉANS

(le recevoir un grand évêque qui lui était envoyé de Paris où il avait laissé la réputation d'un catéchiste hors pair. Ces catéchismes de la Madeleine, de Saint-Hyacinthe, il les appelait sa couronne et sa joie : c'était son souvenir de prédilection, comme il en est toujours d'un premier ministère. Il en parlait sans cesse. Il fit mieux. A peine arrivé chez nous, il résolut de les faire revivre d'abord tout à côté de lui, dans la paroisse de son église cathédrale, qui en fournirait le modèle à celles de la ville et du diocèse ensuite. Car vous fûtes cela, Mesdames et chères filles, le type primitif des catéchismes renaissants : la ruche qui a donné naissance et donné l'essor aux essaims de partout.

A cette reconstitution de l'œuvre des catéchismes, il fallait des ouvriers; des petits au-dessous des grands. C'est ainsi que, bien que fort jeune, à peine dans les ordres, je fus appelé à l'honneur d'y travailler, en qualité de très modeste auxiliaire du clergé paroissial, en compagnie de mon cher ami, M. le curé actuel de Saint-Paul. J'étais alors sousdiacre au Grand Séminaire. C'est là la première génération des vôtres que j'ai connue et servie, celle de 1850-1852.

Plus tard, huit ans après, je devais reprendre le même service comme vicaire de la cathédrale, en qualité de directeur, avec mon cher collègue, M. le curé actuel de Reaugency. C'est la deuxième génération, 1858-1865. Je me déclare très redevable à l'un et à l'autre de ces Messieurs et à tous ceux qui, dans ce ministère, ont eu leur main dans

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