‹ Œuvres saintesChapitre 85 sur 96 · A LA SÉANCE D'ADIEU · texte numérisé non relu

A LA SÉANCE D'ADIEU

A la fin du dîner d'adieux, après le Toast porté par M. le Président de « L'Alliance », M. l'abbé Lahargou, avec un rare bonheur d'expression, à Nosseigneurs les Évêques et à l'Université, M^' le Recteur répondit en ces termes :

Monsieur le Supérieur,

Vous nous avez trop remerciés : Non, nous ne vous avons pas reçus magnifiquement, nous vous avons reçus cordialement, mais simplement. A l'annonce de votre prochaine arrivée, nous nous sommes dit, comme la Sunamite de la Bible : « Des hommes de Dieu viennent chez nous; prépa- « rons pour chacun d'eux une chambrette, cœnaculum parif vum, et mettons-y un petit lit, lectulum, une table, me?i- « sam, une chaise^ sellam, et un chandelier, candelahrum^ « afin qu'il soit bien chez lui, étant chez nous ». Afin aussi qu'il revienne encore, ce qui sera la meilleure manière de nous remercier. Ainsi en fut-il du prophète Elisée et de la Sunamite, qui se trouva bien de sa visite, elle et son fils. Ainsi en sera-t-il de la vôtre à l'Université.

Quant à moi, un regret me reste : celui de n'avoir pu prendre part à vos travaux, et surtout de n'avoir pu vous taire les honneurs de nos établissements, dans la visite que vous en fîtes. Vous m'en plaindrez. Messieurs, mais vous ne m'en voudrez pas, car les jambes me manquent. Toutefois, de cela aussi vous ne me plaindrez qu'à demi. Car, quand je n'eus plus de jambes, le bon Dieu me donna des ailes. C'est une bonne paire d'ailes qui me sont attachées dans la per-

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