Op. oit., XXIX
« Pour réaliser ce but, il ne faudrait exclure du travail scienti-fique aucune des forces de l'âme humaine. Abime du pressentiment, vue certaine du présent, profondeur mathématique, exactitude phy-sique, élévation de la raison, puissance de l'intelligence, caprice mobile de la fantaisie, plaisir délicieux des sens, tout devrait être associé pour frapper immédiatement et agréablement l'esprit; c'est ainsi qu'une œuvre artistique éminente peut réaliser l'unité. »
Cette alliance des arts et des sciences était l'idéal dont Goethe a toute sa vie poursuivi la réalisation, et vers lequel il appelait ses compatriotes; il espérait que ce progrès était réservé au génie allemand qui avait déjà pénétré les rapports intimes de la philosophie et des sciences.
Après une analyse développée des travaux d'Aristote et de Théophraste sur les couleurs chez les Grecs, Goethe termine la première%3artie par des considérations sur les arts et les cou-leurs à Rome. Les écrits de Lucius OEnnœus Seneca sont les seuls qui nous aient été transmis sur ces sujets; ils témoignent de l'indifférence des Romains pour les progrès de l'industrie et des beaux-arts'.